La série de la semaine : "The Magicians", c'est Harry Potter sous LSD

Romain Cheyron
Publié le 3 octobre 2016 à 19h10, mis à jour le 3 octobre 2016 à 19h20
La série de la semaine : "The Magicians", c'est Harry Potter sous LSD

Source : SyFy

LC...ÉRIES - Qui dit lundi, dit rendez-vous séries de LCI, et cette semaine nous nous intéressons à "The Magicians", qui débarque ce mardi 4 octobre sur SyFy France. Une version plus adulte de la saga "Harry Potter", dans laquelle de jeunes adultes découvrent la magie et l'univers complètement barré qui va avec.

Papillons, rêve érotique pop, université magique  cachée de tous, livres sexuellement actifs... Le monde de The Magicians - créée par Sera Gamble et John McNamara - est aussi surprenant que fascinant. Quentin Coldwater, son personnage principal, n'est pas un homme comme les autres. Ce fan de la saga littéraire "Fillory and Further" - une sorte de Narnia - semble être l'élu que le monde magique attendait. On va rapidement se rendre compte qu'il a encore du chemin à faire pour y arriver. 

Incarné par l'acteur Jason Ralph, il intègre l'université de Brakebills, dans laquelle il va apprendre à utiliser ses pouvoirs et à les maîtriser. Il va rapidement faire la connaissance d'Alice (Olivia Taylor Dudley), Eliot (Hale Appleman), Penny (Arjun Gupta) et Margo (Summer Bishil)... Mais également de The Beast (La Bête), qui fait régner la terreur à Fillory - Quentin va réaliser que cet univers existe réellement - et veut se débarrasser de nos jeunes magiciens.

Le premier épisode est assez classique, et suit le roman du même nom, écrit par Lev Grossman, avant que la suite ne s'en détache légèrement. On suit Q - son pseudo, pour les amis - découvrir l'existence de Brakebills, passer ses examens et découvrir ses pouvoirs, pendant que sa meilleure amie, Julia (incarnée par Stella Maeve) se voit refuser l'accès, avant d'explorer la magie par des moyens moins légaux et plus dangereux. Le reste de la saison est un voyage complètement délirant sous substances illicites. Il ne s'agit pas d'un Harry Potter qui vit une crise de la vingtaine, on en est loin, même si les prémices peuvent s'en approcher.

Un parfait mélange des genres

La série est un parfait équilibre entre noirceur, comédie, fantastique, sexe et délire total. Si The Magicians s'intéresse à des sujets et problèmes sérieux - la dépression, la maladie mentale ou encore les relations humaines - elle n'oublie jamais son humour, qu'elle parvient à insuffler à chaque épisode. Non pas pour dédramatiser les moments les plus noirs, mais pour  apporter un véritable équilibre à la narration, pour véritablement coller à la nature humaine. 

"C'est excitant d'avoir la possibilité de jouer une vraie personne, parce que certains jours je suis triste, d'autres je me sens comme un intellectuel, et d'autres je suis d'humeur joyeuse. Et ces personnages sont autorisés à être ce mélange selon les situations qu'ils vivent", nous racontait Jason Ralph lors d'une interview à l'occasion du Festival de Monte Carlo.

The Magicians est peut-être la série la plus insaisissable de l'année. Qu'elle soit aimée ou pas, elle ne laisse pas insensible. Dans ses thèmes, dans son traitement, elle rappelle les heures les plus noires de Buffy contre les vampires. Et plus généralement, le show partage de nombreux points communs avec la série de Joss Whedon. Dans "À la dérive", le 17e épisode de la saison 6 de Buffy, l'héroïne est enfermée dans un asile psychiatrique, lui faisant croire que tout ce qu'elle a vécu jusqu'ici était dans sa tête. 

Quentin vit la même chose dans "The World in the Walls", l'épisode 4 de la saison 1 de The Magicians. Pour Stella Maeve, rencontrée, elle aussi, à Monte Carlo, le lien est très clair : "À l'époque, Buffy contre les vampires créait quelque chose de nouveau à la télévision, elle faisait quelque chose de différent, et c'est ce qu'on tente de faire avec notre série". 

Rendez-vous ce mardi 4 octobre sur SyFy France à partir de 20h55 pour les trois premiers épisodes. 


Romain Cheyron

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