Le Kestuf’ de Black M : "Un sans-abri, juste un bonjour peut lui faire du bien"

Jérôme Vermelin et Léa Bons
Publié le 20 décembre 2019 à 17h59
Le Kestuf’ de Black M : "Un sans-abri, juste un bonjour peut lui faire du bien"

Source : LCI

INTERVIEW – C’est l’un des rappeurs les plus populaires de sa génération. Dans le sillage de sa chanson "Ainsi valse la vie", qui raconte l'histoire d'un homme qui se retrouve dans la rue après avoir tout perdu, Black M a accepté de prête son image à la Fondation Abbé Pierre. Il raconte son engagement envers les plus démunis dans le Kestuf’ de LCI.

Le rap bling-bling ? Très peu pour lui. Dans "Ainsi valse la vie", extrait de l’album "Il était une fois", paru en septembre dernier, Black M dresse le portrait d’un homme qui se retrouve SDF après avoir perdu son travail, sa famille et sa maison. Autant dire qu’il n’a pas hésité longtemps lorsque la Fondation Abbé Pierre lui a proposé d’être son porte-parole auprès de la jeune génération. "Je me suis dit que je n’allais pas m’arrêter à faire un morceau et à le clipper", confie le rappeur dans le Kestuf’ de LCI (voir vidéo ci-dessous). "Je voulais aller plus loin."

Le 28 novembre dernier, c’est au siège de la Fondation, dans le XIXe arrondissement de Paris, que Black M, Alpha Diallo de son vrai nom, est venu échanger avec les bénévoles et une vingtaine de personnes qui bénéficient de leur soutien en Île-de-France. Une rencontre qui s'est prolongée dans les locaux de la maison de disques pour un concert privé pas tout à fait comme les autres.

"Le mal logement me touche à cause de mon histoire personnelle", nous a raconté Black M, qui a grandi avec sa famille dans une chambre de bonne, dans un immeuble cossu du VIIe arrondissement dont sa mère était la gardienne. Il était encore enfant lorsqu’ils en seront expulsés sans explication, du jour au lendemain. "Se retrouver à la rue, c’est quelque chose qui peut arriver à tout être humain", souligne le partenaire de Maître Gims au sein de la Sexion d’Assaut.

"Lorsque tu croises un sans-abri, juste un bonjour peut lui faire du bien", insiste le rappeur. "Après, si t’as quelque chose à lui donner, donne-lui. Au quotidien, c’est ça. Des petits signes. Très souvent, ils sont là, et on ne les voit pas. Ils sont posés dans le métro et c’est comme si ils faisaient partie du décor. L’un d’entre m’a dit : ‘Parfois les gens passent devant un mec qui dort dans la rue. Et en fait il est mort. Et personne ne fait rien.’ "


Jérôme Vermelin et Léa Bons

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