Le prince Harry fait polémique en voulant payer pour sa protection policière au Royaume-Uni

Delphine DE FREITAS
Publié le 17 janvier 2022 à 12h02
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Source : Sujet TF1 Info

SHOCKING – Le duc de Sussex menace d’attaquer le gouvernement britannique en justice pour obtenir le droit de financer sa protection policière. Une condition indispensable, selon lui, pour visiter son pays en toute sécurité en compagnie de sa femme Meghan et de leurs enfants Archie et Lilibet.

La date est cochée dans le calendrier depuis des mois. Mais Harry et Meghan prendront-ils part en juin prochain aux festivités du jubilé de platine d’Elizabeth II, qui célèbre ses 70 ans de règne ? Si le prince est revenu sur ses terres britanniques en avril pour les funérailles de son grand-père Philip, son épouse ainsi que leur fils aîné Archie n’ont pas mis les pieds en Angleterre depuis leur départ fracassant il y a deux ans. Leur fille Lilibet, sept mois, n’a elle jamais quitté la Californie. Et n’a pas encore été présentée à sa très royale famille. Une rencontre qui devrait attendre encore un peu pour des raisons de sécurité.

Il reste disposé à couvrir les coûts de sécurité, pour ne pas l’imposer aux contribuables britanniques

Un porte-parole du prince Harry

Le Daily Mail a révélé ce dimanche que le prince Harry avait lancé  les prémices d'une action en justice pour pouvoir bénéficier d’une protection policière qu’il financerait lui-même lorsqu’il se rend au Royaume-Uni. Un communiqué d’un représentant du couple indique que "le duc a d’abord offert de financer personnellement" un tel dispositif dès janvier 2020. "L’offre a été rejetée. Il reste disposé à couvrir les coûts de sécurité, pour ne pas l’imposer aux contribuables britanniques", précise le texte. 

En renonçant à leur rôle actif au sein de la famille royale, les Sussex ont perdu l’ensemble de leurs titres mais surtout cette protection rapprochée assurée par des officiers surentraînés de la Metropolitan Police – qui dépend du ministère de l’Intérieur britannique et a accès aux informations des services secrets. "D’autres ont quitté leur poste public et reçoivent toujours une protection sans que ça ne leur coûte rien. Le but pour le prince Harry est simple : assurer la sécurité de sa famille au Royaume-Uni pour que ses enfants puissent connaître son pays natal", ajoute le communiqué.

Des menaces "néo-nazies et extrémistes"

Est citée en exemple la dernière visite du prince Harry, en juillet pour l’inauguration de la statue de sa mère Diana. Le petit-fils de la reine avait notamment été suivi par les paparazzis à l’issue d’un évènement caritatif. "Sa sécurité a été compromise en raison du manque de protection policière", insiste le texte. 

Lancée en septembre, l’action en justice pourrait bientôt se retrouver devant la Haute Cour de Justice de Londres. Citant des "menaces néo-nazies et extrémistes", le duc de Sussex martèle que sa famille et lui "sont dans l’incapacité" de retrouver le Royaume-Uni tant qu’une protection policière ne leur aura pas été à nouveau assignée. "Le risque personnel est trop important", assène son communiqué. De quoi faire réagir les Britanniques. 

Certains y voient déjà l’excuse parfaite pour ne pas assister au jubilé cet été. D’autres s’agacent dans les pages des tabloïds. À commencer par Piers Morgan, qui qualifie dans The Sun le duc de Sussex d’"hypocrite sans honte, bercé d’illusions, qui pense terriblement avoir tous les droits". Rien de surprenant quand on sait que le journaliste, évincé de sa propre émission après des commentaires sur Meghan, ne porte pas les Sussex dans son cœur.

La protection policière ne devrait pas être à vendre

Ken Wharfe, ancien garde du corps personnel de Lady Di de 1987 à 1993

 "La protection policière ne devrait pas être à vendre", écrit de son côté Ken Wharfe, ancien garde du corps personnel de Lady Di de 1987 à 1993. "Il est impensable que la reine et son gouvernement répondent favorablement à cette demande et créé un précédent (…). Chaque star de Hollywood ou riche célébrité en visite pourrait ensuite s’attendre aux mêmes privilèges", estime-t-il dans le Daily Mail. Et puis il y a ceux qui soutiennent Harry en exhumant les archives. 

Le journaliste Omid Scobie, auteur de la biographie non autorisée Finding Freedom à laquelle Meghan a reconnu avoir participé, a publié sur Twitter un article du Guardian vieux de 20 ans. On y apprenait que le prince Charles payait de sa poche deux agents de sécurité pour suivre à la trace sa compagne Camilla Parker-Bowles, avant qu’elle ne devienne officiellement sa femme trois ans plus tard. Le palais avait alors parlé d’une "affaire privée". Ni Buckingham ni le gouvernement n’ont fait de commentaires sur le nouveau dossier Harry, qui est venu éclipser dans la presse outre-Manche les troubles judiciaires du prince Andrew aux États-Unis où il pourrait être jugé pour viol. Deux procès pour la famille royale en 2022 ? Voilà qui serait totalement inédit dans l’histoire des Windsor.


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