Inceste : la parole se libère

Le producteur Gérard Louvin et son mari visés par une enquête pour "viols sur mineurs"

V. F, avec AFP
Publié le 9 février 2021 à 19h21, mis à jour le 10 février 2021 à 8h57
Le producteur Gérard Louvin et son mari visés par une enquête pour "viols sur mineurs"

Source : MARTIN BUREAU / AFP

ENQUÊTE - Le producteur de télévision Gérard Louvin, accusé fin janvier par son neveu d'avoir "favorisé" des viols incestueux commis par son mari dans les années 1980, est désormais lui-même accusé de "viol" par un autre homme qui a porté plainte.

Une enquête pour "viols sur mineur de 15 ans", "complicité de viols sur mineur de 15 ans" et "corruption de mineurs" a été ouverte le 21 janvier contre le producteur de télévision Gérard Louvin et son mari, a annoncé ce mardi le parquet de Paris. Le producteur de télévision, accusé fin janvier par son neveu d'avoir "favorisé" des viols incestueux commis par son mari dans les années 1980, est désormais lui-même accusé de "viol" par un autre homme qui a porté plainte.

En tout, quatre nouvelles plaintes ont été déposées auprès du parquet de Paris entre fin janvier et début février pour des "viols" et "agressions sexuelles" visant le couple formé par Gérard Louvin et Daniel Moyne, également producteur, a déclaré à l'AFP l'avocat des plaignants, Me Pierre Debuisson, confirmant une information du journal Le Monde.

"Une dizaine de victimes"

L'un de ces plaignants, Grégory C., 46 ans, accuse Gérard Louvin de "viols", a précisé l'avocat, qui affirme avoir été contacté "par une dizaine de victimes" et que d'autres plaintes suivront. Les faits dénoncés, qui se seraient produits dans les années 1980 et 1990, "semblent prescrits", a-t-il toutefois reconnu.

En réaction aux nouvelles accusations dont ils font l'objet, Gérard Louvin et Daniel Moyne ont annoncé avoir déposé mardi une "plainte pour le chantage dont ils sont victimes" auprès du parquet de Paris. Selon leurs avocats, Christophe Ayela et Céline Bekerman, "ils démentent fermement les accusations opportunistes" et "déplorent un imbroglio confus sous couvert d’anonymat, où sont entremêlés des contre-vérités, des poncifs sur le show business et des relents homophobes qui n'échapperont à personne".

"Des affabulations encore et encore...C'est indécent pour les vraies victimes et insupportable pour les faux coupables que nous sommes !", a ainsi tweeté ce mardi Gérard Louvin.

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Selon le parquet de Paris, une enquête préliminaire concernant les faits dénoncés par Olivier A. avait été ouverte avant d'être classée sans suite en 2016 pour cause de prescription. Le couple avait auparavant fait l'objet d'investigations faisant suite "à un signalement concernant (leur) fils adoptif". Selon une source judiciaire, une information judiciaire avait été ouverte concernant ces allégations en juillet 2013, avant d'aboutir à une ordonnance de non-lieu en juillet 2015.


V. F, avec AFP