Le quotidien The Telegraph se sépare d’une chroniqueuse après un tweet raciste sur Lilibet Diana

Delphine DE FREITAS
Publié le 9 juin 2021 à 11h28
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

ENOUGH IS ENOUGH - L’autrice Julie Burchill, qui écrivait pour l’édition dominicale du quotidien britannique, avait regretté que Meghan et Harry n’appellent pas leur fille "Georgina Floydina".

Deux phrases lui ont coûté sa place. L’autrice Julie Burchill, qui collaborait depuis cinq ans avec l’édition dominicale du Telegraph, a été remerciée par son employeur en raison d'un tweet raciste publié quelques heures après l’annonce de la naissance de Lilibet Diana, la fille de Meghan et Harry. "Quelle opportunité manquée. Ils auraient pu l’appeler Georgina Floydina !", a-t-elle écrit dans un message depuis supprimé. Son compte Twitter a également été désactivé.

Julie Burchill a aussi retweeté un mème mettant en scène la duchesse et le duc de Sussex, capturé par le Huffington Post. "Les fiers parents Harry et Meghan annoncent que leur nouveau bébé Georgina Floydina a signé son premier contrat avec Netflix", peut-on lire sur une photo du couple tout sourire. Une évocation de très mauvais goût de l’affaire George Floyd, Afro-Américain tué par le policier Derek Chauvin à Minneapolis au printemps 2020. Un drame qui avait entraîné de larges manifestations du mouvement Black Lives Matter et qu’avait commenté l’ancienne actrice.

Une éviction qui rappelle celle de Piers Morgan

Meghan Markle avait notamment expliqué que son retour aux États-Unis, où elle s’est installée avec son époux et leur fils Archie, avait été "dévastateur". "S'il devait y avoir une lueur d'espoir dans tout ça, je dirais que dans les semaines qui ont suivi le meurtre de George Floyd, au cours des manifestations pacifiques auxquelles vous assistiez, dans les voix qui se sont élevées, dans la façon dont les gens assumaient réellement leur rôle … [Notre pays] est passé de la tristesse à un sentiment d'inspiration absolue :  je peux voir que le vent tourne", avait-elle analysé. Le vent a aussi tourné pour Julie Burchill qui, deux jours après son tweet, a révélé avoir été "virée" par le Telegraph.

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Dans un message posté sur Facebook, l’autrice a remercié la publication pour ces cinq dernières années. Sans faire aucun mea culpa pour son tweet. C’est ce refus de présenter des excuses qui a entraîné son licenciement, comme l’a confirmé un porte-parole du quotidien au journaliste Omid Scobie. De quoi rappeler l’éviction fracassante du journaliste star Piers Morgan, qui avait préféré prendre la porte plutôt que de revenir sur ses critiques contre la duchesse.


Delphine DE FREITAS

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