Le vrai tube de l’été épisode 5 : "Black Man in a White World" de Michael Kiwanuka

Jérôme Vermelin
Publié le 16 juillet 2016 à 11h00
Le vrai tube de l’été épisode 5 : "Black Man in a White World" de Michael Kiwanuka

ON CRAQUE – Marre de la variété calibrée pour la route des vacances ? Pop, rock, soul, jazz, électro… metronews a sélectionné pour vous les plus belles chansons de l’été, à déguster sans modération, dans l’avion, à la plage ou dans la chambre avec vue…

► C’est qui ?
Son nom ne vous dit rien ? Mais si, souvenez-vous. En 2012, ce jeune songwriter britannique d’origine ougandaise faisait sensation avec Home Again, un premier album qui semblait tout droit sorti d’une vieille valise de vinyles des sixties. Un peu comme si Bill Withers et Otis Redding nous avaient caché le fruit d’une jam session cosmique pendant toute ces années. Sauf que non : à l’heure où les jeunes chanteurs de son âge abusent de l’auto-tune, Michael Kiwanuka chante avec ses tripes et son cœur, la guitare en bandoulière et la bouteille d’un vieux sage.

► Ça sonne comment ?
Quatre ans après des débuts fracassants, Michael Kiwanuka a encore gagné en maîtrise et en assurance, sous la houlette de l’incontournable Danger Mouse à la production. Sinon comment oserait-il pondre un titre épique de 10 minutes en ouverture de son deuxième album, le majestueux Love & Hate, dont la moitié en mode instrumental ? A contrario, le bluesy "Black Man in a White World" sonne comme un mantra, direct et brûlant, écho évident au mouvement Black Lives Matter qui tonne désormais des deux côtés de l’Atlantique.

► Ce qu’il en dit…
Si ce single entêtant le laisse penser, Michael Kiwanuka n’a pas toujours souffert du racisme, au contraire. "Je me sentais à ma place lorsque j’allais à l’école", explique au Standart celui qui a grandi dans une banlieue au nord de Londres. "Personne n’était bizarre avec moi. Jusqu’au jour où j’ai voulu devenir artiste. Les gens me disaient : ‘mais comment vas-tu te faire appeler ?’ Je ne pensais pas que mon nom de famille puisse être un problème."

>> "Black Man in a White World", sur l'album Love & Hate (Polydor)
 


Jérôme Vermelin

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