La 54ᵉ édition des Rencontres de la photographie d'Arles démarre ce lundi 3 juillet.
Jusqu’au 24 septembre, la ville proposera un programme riche d'une quarantaine d'expositions.

C'est le festival de référence pour tous les amoureux de la photographie. Les Rencontres d'Arles ouvrent leurs portes ce lundi 3 juillet. Jusqu'au 24 septembre, la ville se transforme en capitale internationale de l'image avec une quarantaine d'expositions ouvertes au public. Dans un monde plus que jamais saturé d’images et d’addiction aux écrans, l'œil des photographes n'a jamais été aussi important pour nous aider à décrypter le monde dans lequel nous vivons. 

"Tel un relevé sismographique de notre temps, chaque année, les Rencontres d’Arles se font l’écho de l’état de conscience de notre monde, aussi étrange qu’il puisse paraître. Les photographes, artistes et commissaires nous donnent à voir, à percevoir, avec une extrême acuité, les transformations que nous vivons", explique Christoph Wiesner, le Directeur des Rencontres d’Arles dont le maître mot de cette 54ᵉ édition est "état de conscience". Au-delà de la richesse de la programmation, le Festival cherchera comme tous les ans à créer des débats et susciter des questionnements. 

Agnès Varda et Wim Wenders à l'honneur

Parmi les temps forts de cette édition, on découvrira notamment le travail de photographe de la réalisatrice Agnès Varda. Photographe amateure dès 1947, puis professionnelle, elle a réalisé quelque 800 vues prises à Sète, une ville à laquelle elle est particulièrement attachée et qui lui a inspiré le film La Pointe Courte.

Le cinéaste Wim Wenders sera également mis à l'honneur avec un focus sur son utilisation du Polaroid sur le film L'Ami américain, qui équivaut pour lui aux photos instantanées prises avec les smartphones aujourd'hui. Une exposition sera par ailleurs consacrée à Gregory Crewdson et ses photos de rues désertes aux lumières blafardes conçues comme des scènes de cinéma. 

>> Retrouvez le progamme complet des Rencontres de la photographie d'Arles ici

La scène artistique féminine ne sera pas en reste. On pourra (entre autres) découvrir les compositions photographiques complexes et troublantes de la photographe polonaise et Zofia Kulik ou le travail de la brésilienne Rosangela Renno qui interroge notre rapport au souvenir et à la mort. L'exposition Søsterskapen réunira quant à elle dix-huit photographes des pays nordiques qui s'interrogent sur la vie familiale, le travail, le colonialisme et la répartition genrée des tâches.


Rania HOBALLAH

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