La suite du film "Les SEGPA" réalisée par Ali et Hakim Bougheraba est sortie en salles le 27 décembre.
Malgré un bon démarrage, le long-métrage a dû être déprogrammé dans plusieurs cinémas en France.
En cause : des scènes de chaos dans plusieurs cinémas de l'Hexagone.

Des projections qui dérapent. Sorti dans les salles le 27 décembre, le film Les SEGPA au ski créé la polémique. Suite du film Les SEGPA réalisé par Ali et Hakim Bougheraba (qui a attiré plus de 700.000 spectateurs l'an dernier), la comédie potache suit la fine équipe de bras cassés qui se retrouvent cette fois propulsés en Terminale. Ils vont devoir relever deux défis de taille : passer de leur bac et participer aux Olympiades d’hiver inter-lycées.

Le film a réalisé un excellent démarrage avec près de 150.000 entrées pour 300 copies (à titre de comparaison, le premier volet, sorti en avril dernier, avait rassemblé 62.000 spectateurs). Un joli succès malheureusement terni par des débordements dans plusieurs salles en France. À tel point que certains cinémas ont choisi de déprogrammer le film.

Ce n'est pas notre cœur de métier de faire la police
Thomas Paul

C'est le cas du cinéma le Grand Club de Mont-de-Marsan, dans les Landes.  Pour "protéger son personnel", la direction a déprogrammé le film "jusqu'à nouvel ordre", comme le révèle France Bleu. "Ce n'est pas notre cœur de métier de faire la police", explique le dirigeant Thomas Paul. Plusieurs groupes de jeunes spectateurs n'ont pas hésité à jeter du popcorn par terre, cracher ou courir sur les fauteuils. Certains ont même brisé une porte et sa poignée. 

Cris, insultes, altercations

Même scénario au Gaumont Multiplex de Montpellier, qui a également déprogrammé la comédie. Selon le site d'actualité locale Infoccitanie, la police a même été dans l’obligation d’intervenir le 27 décembre pour évacuer une trentaine d'individus qui ont perturbé la séance "par des cris, des insultes et des altercations".  

À Blagnac, la direction du cinéma CGR a aussi dû intervenir et arrêter le film. "Les gens se sont installés sur des places non attribuées", a ainsi témoigné Sofia, une spectatrice, à La Dépêche du midi. "Certains n'ont pas acheté leurs tickets. C'était l'anarchie", poursuit-elle. Des scènes similaires se sont produites à Saint-Etienne, Auxerre, Roubaix, ou encore Dole.


Rania HOBALLAH

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