"Ma meilleure amie" ou la recette éculée du mélo girly

Le service METRONEWS
Publié le 15 juin 2016 à 9h00
"Ma meilleure amie" ou la recette éculée du mélo girly

CRITIQUE - Dans "Ma meilleure amie", Drew Barrymore et Toni Collette jouent deux inséparables confrontées à une double épreuve. On a l’impression d’avoir déjà vu cent fois cette histoire d’amitié et de maladie mise en scène par la réalisatrice de "Thirteen" et du premier "Twilight". On vous explique pourquoi.

Des BFF (best friend forever) que tout oppose
Elles n’ont rien en commun mais Milly et Jess sont amies depuis l’enfance. La première est aussi sexy et extravertie que la seconde est raisonnable et sage. Le destin se chargera d’accentuer leur différence : Milly apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein incurable quand Jess tombe pour la première fois enceinte. La mort pour l’une, la vie pour l’autre, ou le ressort scénaristique idéal pour accumuler grandes déclarations, rancoeurs et réconciliations larmoyantes.

L’amitié plus fort que tout
Flashbacks des héroïnes à l’adolescence, polas de leurs bringues de célibataires, annonce du diagnostic, séances de chimio main dans la main, road trip au pays des Hauts de Hurlevent, leur roman préféré ( cliché là encore), essais de perruques après rasage de la tête, effusions d’amour sur le lit de mort... De gros plans lourdingues en lumière saturée, Catherine Hardwicke ne nous épargne aucune étape de l’amitié-pour-la-vie et du film sur le crabe. Beaucoup trop démonstratif pour être sincère, malgré les quelques tentatives pour camoufler la guimauve sous des zestes d’humour gentiment acide.

Des actrices populaires et accessibles
Le premier atout du mélo tire-larmes, c’est l’identification. D’où le besoin de faire appel à des actrices "normales'' auxquelles la spectatrice pourra se raccrocher. Les heureux élues : Toni Collette, inoubliable Muriel, qui a joué le jeu avec boule à zéro et perte de poids et force ainsi le respect, et Drew Barrymore, éternelle girl next door ici attifée en adorable babos. L’une comme l’autre sont irréprochables mais l’absence de nuances de la mise en scène et les stéréotypes scénaristiques plombent chacune de leurs tentatives.

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