Mais qui est Enzo, l'ado de 15 ans qui veut entrer à l'Académie française ?

Le service METRONEWS
Publié le 3 mars 2016 à 12h20

PRODIGE - À 15 ans seulement, Enzo "Valentin" Ogier, jeune lycéen breton, est candidat pour entrer à l'Académie française. Il se présente face à sept autres candidats. Mais qui est donc ce jeune passionné de politique qui souhaite devenir "Immortel" ?

Enzo "Valentin" Ogier, jeune lycéen breton, n'a que 15 ans mais déjà une grande ambition : celle d'entrer à l'Académie française. En effet, il fait partie des candidats pour remplacer au fauteuil n°5 l'écrivaine algérienne Assia Djebar, décédée le 6 février 2015. Et c'est aujourd'hui que les Immortels éliront son successeur.

► Un jeune passionné de politique
Jeune passionné de politique, Enzo a préféré utiliser son second prénom, Valentin, pour sa candidature : "J'avais peur qu'Enzo bouscule un peu trop l'Académie", a-t-il expliqué au quotidien Le Télégramme. Déjà auteur d'un premier ouvrage pas encore publié de 70 pages, intitulé La nouvelle France. Réflexions d'un lycéen sur l'avenir, Valentin compte parmi ses auteurs de prédilections Valéry Giscard d'Estaing ou encore Bernard-Henri Lévy. Et dans les pages du quotidien breton, c'est devant le poster de son idole politique qu'il s'affiche, l'ancien ministre Alain Peyrefitte.

► Sa lettre de candidature
"J'affronte l'inattaquable, l'Académie française" débutait le jeune Enzo dans sa lettre de motivation adressée à la secrétaire perpétuelle de l'institution, Hélène Carrère d'Encausse. "Le jeune provincial que je suis, le jeune Breton que j'incarne se veut réconciliateur. Qu'attendons-nous pour raviver la flamme de notre belle langue dans le coeur des nouvelles générations ?". À la suite de sa candidature, son inscription a été validée par courrier fin janvier. Une lettre qu'il conserve soigneusement depuis. 

► Sa devise : "Aller toujours de l'avant"
Une question demeure : qu'est-ce qui pousse ce jeune lycéen à se présenter à l'Académie française ? Toujours au Télégramme, il explique la raison de son choix : "C'est parti d'une longue réflexion. Je me suis demandé si dans une société qui dit lutter contre le principe de discrimination, l'âge pouvait être un obstacle."

Et dans un reportage sur France Info, il en dit un peu plus : "Le fait que je me présente, c'est d'abord pour le message d'aller toujours de l'avant et surtout pour la jeunesse. J'en ai vraiment assez de ces gens qui méprisent la jeunesse et qui disent qu'on va droit dans le mur", a-t-il livré à la journaliste Alice Serrano. 

► "Je pense avoir zéro voix !"
Désormais médiatisé, le jeune homme récemment passé par le plateau du Grand Journal s'est présenté avant tout pour faire passer un message : "Non la jeunesse n'est pas perdue, non la jeunesse ne va pas dans le mur !". Face à Valentin, sept autres candidats, parmi lesquels de grands auteurs comme Andreï Makine. En principe ouverte à toutes les candidatures, l'Académie française ne pose qu'une condition : avoir moins de 75 ans. Mais quand Maïtena Biraben demande à Valentin d'estimer ses chances d'être élu, il répond d'emblée, assez lucide et non sans un certain sens de l'humour : "Je n'ai aucune chance, clairement. Je pense avoir zéro voix !"

En attendant, Valentin a d'autres ambitions et une idée de parcours bien précis : un bac L, Sciences Po, l'Ena, pour devenir conseiller des Affaires étrangères, ou pourquoi pas un jour, président de la République ! 

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