Le 13H

Marie-Sophie Lacarrau de retour au 13H de TF1 : "Ça n'a pas été naturel de parler de ma maladie"

Rania HOBALLAH
Publié le 18 mai 2022 à 16h52
JT Perso

Source : TF1 Info

Après 5 mois d'absence, la journaliste a fait son retour aux manettes du 13H de TF1 ce lundi.
Remise d'une sévère infection à l’œil droit, Marie-Sophie Lacarrau a repris ses marques.
Elle est ravie de retrouver son équipe, mais aussi les téléspectateurs.

Elle attendait ce moment-là avec impatience. Après 5 mois d'absence, Marie-Sophie Lacarrau a retrouvé son fauteuil au 13H de TF1. Victime en décembre d'une kératite amibienne, une maladie rare et grave au niveau de l'œil, la journaliste qui ne supportait plus la lumière a même été contrainte de rester deux mois dans le noir complet. Une épreuve pour cette passionnée de l'info qui a été forcée de se couper de l'actualité. 

C'est avec une joie non dissimulée qu'elle a repris le chemin des plateaux, même si elle a dû modifier sa façon de présenter le JT. Atteinte de myopie, la journaliste qui ne veut plus porter de lentilles (c'est en nettoyant ces dernières avec de l'eau du robinet qu'elle a attrapé la bactérie) a décidé de se passer de prompteur plutôt que de chausser ses lunettes. 

Comment s'est passé votre retour ? 

Ça s'est très bien passé parce que j'ai eu le temps de le préparer. J'ai été absente de l'antenne cinq mois, en comptant les vacances de Noël où la maladie s'est déclarée. Avant de revenir le 16 mai, j'ai passé deux semaines à répéter et à tester mon œil. On a eu le temps de trouver l'intensité de lumière que j'allais supporter et qui serait confortable aussi esthétiquement pour les téléspectateurs.

Avez-vous repris vos marques facilement ? 

Étonnamment oui.  Tout le monde à TF1  me disait que présenter un JT, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Et c'est vrai ! On ne perd en rien et tout redevient très vite comme avant. Et tant mieux, car ça m'aide vraiment à tourner la page.

Plus de lentilles... et plus de prompteur

Même si votre façon de présenter le journal a changé puisque vous n'utilisez plus de prompteur…

Oui, c'est un gros changement alors qu'au départ, ce n'était pas du tout l'idée de présenter sans prompteur. Mais pendant ces fameux journaux à blanc, j'ai un peu tout testé : avec et sans lunettes, avec et sans prompteur. Et j'ai bien aimé le faire sans prompteur, car je trouve qu'on gagne, on gagne en naturel, en liberté. Ça se prête très bien à l'édition de 13 heures. Ce n'est pas pour rien que Jean-Pierre a travaillé sans prompteur. C'est aussi un petit clin d'œil pour lui…

Vous ne voulez plus porter de lentilles, et vous avez choisi de ne pas porter de lunettes. C'est par coquetterie ? 

Au départ, c'était peut-être une coquetterie, car j'avais un peu du mal avec mon image, je ne me reconnaissais pas avec les lunettes. Mais en même temps, je les porte avec plaisir dans la vie. En réalité, ça s'est fait assez naturellement pendant les essais puisque c'est vraiment sans les lunettes et sans prompteur que je me suis sentie plus à l'aise. 

Dans la vie, il faut toujours se battre et ne jamais flancher

Marie-Sophie Lacarrau

Durant ces cinq mois, vous avez été coupée de l'info. C'était plaisant ou frustrant de déconnecter ? 

À aucun moment, je ne me suis dit que c'était plaisant ! C'était plus de la frustration. D'autant que l'actualité était très riche et très chargée. D'ailleurs aujourd'hui, je sens bien qu'il y a eu cette petite parenthèse parce que le matin, parfois, je parle à l'équipe d'un sujet qui a déjà été fait. 

Aujourd'hui ce n'est plus tabou de parler de sa maladie quand on est une personnalité. Avez-vous eu du mal à vous livrer sur le sujet ?

Pour moi, ça n'a pas été naturel de parler de ma maladie. Je ne voulais pas m'épancher dessus. Mais à quelques semaines de reprendre, je me suis rendu compte de tous les messages de soutien que j'ai reçus et de toutes les interrogations que mon absence a suscitées. Je me suis dit que je devais une certaine vérité à ceux qui se sont vraiment posé des questions. Et vu ce que je viens de traverser, et comme j'ai dégusté, c'est bien de faire passer un message de prévention. 

Que retenez-vous de cette épreuve ? 

Je retiens que je me sens plus forte qu'avant. Et je me dis aussi que finalement, grâce à mon optimisme, j'ai réussi à traverser cette épreuve. Dans la vie, il faut toujours se battre et ne jamais flancher. 


Rania HOBALLAH

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