FranceSoir perd son statut de service de presse en ligne

par Dylan VEERASAMY
Publié le 1 décembre 2022 à 7h17
FranceSoir a perdu son statut, qu'il détenait depuis 2019.

FranceSoir a perdu son statut, qu'il détenait depuis 2019.

Source : Martin BUREAU / AFP

FranceSoir a officiellement perdu son statut de service de presse en ligne.
Diffusé en ligne depuis 2019, le site a été fiché pour ses positions antivax et complotistes.

La sanction est tombée pour FranceSoir. La Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) a annoncé ce mercredi 30 novembre que le site d’information perdait son statut de service de presse en ligne. Un statut qui lui assurait notamment de bénéficier d’aides publiques et d’avantages fiscaux.

Des avantages et aides retirées à FranceSoir

Réunie mercredi matin en commission plénière, la CPPAP "a décidé de ne pas renouveler la reconnaissance de service de presse en ligne à FranceSoir", a-t-elle déclaré à l’AFP, confirmant une information de la lettre spécialisée Mind Media. "La décision sera notifiée prochainement à l'éditeur", a ajouté la Commission, qui considère que "FranceSoir ne respectait plus l'ensemble des critères" fixés par décret pour obtenir cette qualification.

Le retrait de ce statut entraîne notamment la perte d'une exonération fiscale sur les dons, d'un taux de TVA réduit et complique les démarches pour obtenir une carte de presse pour les journalistes de la rédaction.

Un statut en danger depuis plusieurs mois

Le média en ligne, qui avait conservé le nom du prestigieux France-Soir, disparu en 2019, est dans le viseur de nombreux fact-checkeurs pour ses publications. Il est notamment accusé depuis plusieurs années d’avoir relayé des thèses complotistes, notamment concernant l'épidémie de Covid-19.

Déjà sur la sellette lors du dernier examen de la CPPAP, en avril 2021, FranceSoir avait pu conserver son statut. "La preuve a été apportée de la présence de deux journalistes permanents et quatre pigistes", soulignait alors le ministère de la Culture. Depuis près d’un an, le site était ciblé par Google à la suite d’un reportage de France 2 intitulé "Fake News, la machine à fric". 

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Le média en ligne s’était vu couper son accès au réseau publicitaire de Google, après avoir vu sa chaîne YouTube suspendue et son site déréférencé du moteur de recherche pour médias, Google Actualités. 


Dylan VEERASAMY

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