Menacé par des hackers, Sony annule la sortie de ''The Interview''

Judith Korber
Publié le 18 décembre 2014 à 8h16
Menacé par des hackers, Sony annule la sortie de ''The Interview''

CINEMA - Le studio américain a plié face aux pirates qui promettaient "un nouveau 11-Septembre" lors de la sortie du film avec Seth Rogen et James Franco. Le long métrage, qui raconte la tentative d'assassinat du leader nord-corée Kim Jong-un, ne sortira ni en salles ni en DVD. Les menaces pourraient venir de Pyongyang.

Ils ont finalement cédé. Mercredi, Sony Pictures a annoncé qu'il renonçait à sortir en salles le film The Interview (L'interview qui tue !, en version française) face à la menace des hackers qui promettaient un nouveau 11-Septembre . Le long métrage devait sortir le jour de Noël aux Etats-Unis et le 11 février en France. "Sony Pictures n'a plus aucun projet de sortie pour le film", a indiqué sans plus de détails une porte-parole du studio. Même les sorties en vidéo à la demande ou en DVD sont désormais compromises alors que plusieurs grandes chaînes américaines avaient déjà fait savoir qu'elle ne diffuserait pas la fiction controversée.

Des films inédits sur les plateformes de téléchargement

Réalisée par Evan Goldberg, cette comédie, avec Seth Rogen et James Franco, raconte l'histoire d'un complot fictif de la CIA pour assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Un scénario qui n'a pas plu à tout le monde et notamment à des pirates informatiques se faisant appeler les "Guardians of peace". Fin novembre, ils ont lancé sur Sony Pictures une attaque de grande ampleur. Résultat : cinq films – dont quatre inédits – se sont ainsi retrouvés sur des plateformes de téléchargement, les salaires des principaux patrons ont été dévoilées et des mails peu sympathiques échangés entre les dirigeants – selon lesquels Angelina Jolie est ''une enfant gâtée à peine talentueuse'' et Leonardo di Caprio est tout simplement ''méprisable'' – ont été publiés.

Les enquêteurs américains seraient à présent convaincus que la Corée du nord a commandité ce piratage alors que le pays avait fait part de sa colère de voir l'image de son cher leader ainsi traitée. Pyongyang a, cependant, nié toute implication.


Judith Korber

Tout
TF1 Info