Cyberharcelée, Miss France 2024 reçoit le soutien d'Emmanuel Macron : "On a quand même des fadas !"

Publié le 21 décembre 2023 à 11h23

Source : TF1 Info

Après les députés Fabien Roussel et Sandrine Rousseau, c’est le président de la République qui est monté au créneau pour défendre Ève Gilles.
"C’est fou de penser que des gens peuvent avoir des discours de haine parce qu’on a les cheveux courts", s’est étonné le chef de l’État mercredi 20 décembre sur France 5.

Les vagues de critiques qui visent Miss France 2024 depuis son élection samedi sont arrivées jusqu'à l’Élysée. Emmanuel Macron a vivement dénoncé les nombreux commentaires violents publiés en ligne à l’encontre de la Nordiste Ève Gilles, essentiellement ciblé en raison de sa coupe à la garçonne et de sa minceur. "C’est fou de penser que des gens peuvent avoir des discours de haine parce qu’on a les cheveux courts. On a quand même des fadas !", s’est agacé le chef de l’État mercredi soir dans l’émission "C à vous" sur France 5, quatre jours après le sacre de la jeune femme de 20 ans.

Ceux qui insultent ou harcèlent, c’est à eux qu’on va continuer de s’attaquer
Emmanuel Macron

"C’est à un moment où elle est célébrée, elle est magnifique. Elle vient en plus d’une très belle région qui m’est chère. Mais il faut se mettre à la place de jeunes filles ou d’enfants qui subissent ça et qui sont parfois dans la solitude de leur chambre", a poursuivi le président, visiblement remonté. 

Emmanuel Macron a qualifié d’"horreur" toutes les formes de harcèlement. "C’est la chasse en meute, sur des détails qui vous rendent malheureux et finissent par vous faire douter de vous-même (…) et peuvent conduire au pire", a-t-il encore souligné.

Aux victimes de harcèlement, il veut rappeler "qu’elles ne sont pas seules" et que le problème sont "ceux qui les insultent ou les harcèlent". "C’est à eux qu’on va continuer de s’attaquer", a insisté le chef de l'État, dont le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal a lancé une campagne nationale contre ce fléau. À la rentrée, la Première ministre Elisabeth Borne avait quant à elle promis une "mobilisation générale" sur le sujet en dévoilant un plan ministériel

Dès le lendemain de son couronnement, Ève Gilles avait reçu le soutien inattendu des députés Fabien Roussel et Sandrine Rousseau

"Pour l’instant, je ne réponds pas aux critiques, je ne sais pas si je le ferai un jour", nous assurait Miss France 2024 lundi, se voulant optimiste : "Les personnes qui me critiquent aujourd’hui me soutiendront peut-être demain parce qu’elles viendront à ma rencontre. Peut-être qu’on échangera et qu’elles se diront : 'Ok, finalement, elle est pas mal cette fille !'". 

Ève Gilles n'est malheureusement pas la première à faire l'objet d'insultes. Lors de l’élection de Miss France 2021, la représentante de la Provence April Benayoum avait été la cible de tweets antisémites. Sept personnes avaient été condamnées à des amendes par le tribunal correctionnel de Paris.


Delphine DE FREITAS

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