"L’Arnaqueur de Tinder" visé par une plainte de la riche famille dont il a emprunté le nom

Delphine DE FREITAS
Publié le 1 mars 2022 à 11h39
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

De son vrai nom Shimon Hayut, Simon Leviev se présentait comme l’héritier d’un diamantaire milliardaire originaire d’Israël.
La famille Leviev l’attaque en justice à Tel Aviv pour diffamation et violation de la vie privée.
Le principal intéressé l’accuse, lui, de vouloir capitaliser sur le succès du documentaire Netflix qui lui est consacré.

C’est la première chose qu’elles ont vu sur son profil. Son nom. Sauf que ce n’était pas vraiment le sien. Simon Leviev, désormais connu comme L’Arnaqueur de Tinder, est visé par une plainte déposée à Tel Aviv par la véritable famille Leviev dont il se réclamait dans le documentaire Netflix qui lui est consacré. Le jeune homme racontait aux jeunes femmes qu’il dirigeait la société de son père, un diamantaire milliardaire originaire d’Israël. Faux et archi faux, martèle le clan qui demande réparations.

Tous ceux qui tenteront de tirer profit de cette combine seront poursuivis en justice

Guy Ophir, avocat de la vraie famille Leviev

Selon la plainte, consultée par TMZ et E ! News, la famille Leviev détaille comment Simon Leviev a tiré profit de cette fausse filiation. "Il a escroqué, trompé, arnaqué, falsifié et blessé des femmes, des hommes et des entreprises en se faisant passer pour un membre" du clan. Est notamment citée une photo trafiquée "sans autorisation" sur laquelle il s’est incrusté auprès du patriarche Lev Leviev. Un cliché qu’il présentait comme une preuve de son appartenance à la famille, ce qui lui a permis "de générer un profit personnel et d’induire en erreur le public". Le film Netflix avance qu’il aurait escroqué ses victimes de près de 10 millions de dollars.

La famille Leviev attaque "l’Arnaqueur de Tinder" pour diffamation, violation de la vie privée et violation de marques déposées. Elle dénonce "des actions abjectes" qui l’ont "humiliée". Cette plainte n’est que la première d’une longue série, selon son avocat Guy Ophir. "Tous ceux qui tenteront de tirer profit de cette combine seront poursuivis en justice", prévient-il. Car depuis la diffusion du documentaire sur Netflix début février, Simon Leviev fait tout pour faire fructifier sa nouvelle célébrité.

Il dit avoir changé officiellement de nom en 2015

Objectif ? Hollywood. L’homme a pris un agent pour tenter de vivre pleinement son rêve américain et s’imagine déjà écrire un livre, animer un podcast et pourquoi pas avoir sa propre émission de téléréalité. Une émission de dating, évidemment. Il vend des messages vidéos personnalisés à ses admirateurs sur la plateforme Cameo et monnaye ses apparitions en boîte de nuit pour la modique somme de 20.000 dollars selon TMZ. Il s’est même défendu dans une interview à la télévision américaine, assurant "ne pas être le monstre" que l’on décrit.

Simon Leviev, l'Arnaqueur de Tinder mis au jour par Netflix, vend désormais des messages vidéo personnalisés. - Cameo

"J’étais juste un mec célibataire qui voulait rencontrer des filles sur Tinder", glisse-t-il entouré de sa nouvelle compagne. Une opération rédemption qu’il continue à mener avec insistance, se dépeignant chaque jour un peu plus en victime. En témoigne la réaction de son avocat à la plainte des Leviev. "Simon croit que la famille essaie juste de s’insérer dans l’histoire pour se faire de la publicité après le succès du documentaire", note-t-il. Il rappelle que Shimon Hayut est officiellement devenu Simon Leviev dès 2015 et "a hâte que cette information soit jetée au tribunal".

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Du côté des Leviev, les vrais, on martèle se battre pour son honneur. Mais aussi pour les autres. "La famille compte faire don de l’argent reçu à toutes les victimes de ses crimes", précise leur avocat à propos d’éventuels dommages et intérêts. Si l’Arnaqueur de Tinder mène toujours la belle vie, ce n’est pas le cas des trois jeunes femmes qui témoignent dans le documentaire Netflix. La Norvégienne Cecilie, la Suédoise Pernilla et la Néerlandaise Ayleen croulent encore sous les dettes. Et ont lancé une cagnotte en ligne pour tenter de satisfaire leurs créanciers.


Delphine DE FREITAS

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