Notre-Dame brûle, au cinéma le 16 mars

"Notre-Dame Brûle", la critique : du grand spectacle et des larmes, le pari réussi de Jean-Jacques Annaud

Jérôme Vermelin
Publié le 16 mars 2022 à 9h27
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Jean-Jacques Annaud raconte l’incendie de la cathédrale heure par heure dans "Notre-Dame Brûle".
Verdict : un palpitant blockbuster made in France qui a le sens du suspense et du spectacle.
C’est aussi une formidable déclaration d’amour à l’un des plus célèbres édifices religieux de la planète.

Trois ans après l’incendie de la plus célèbre cathédrale du monde, lui consacrer un long-métrage pouvait paraître au mieux redondant, au pire opportuniste. Sauf qu’à défaut de croire en Dieu, Jean-Jacques Annaud a une foi inébranlable en la puissance du cinéma. Et c’est avec tous les moyens modernes mis à sa disposition que ce cinéaste populaire, au meilleur sens du terme, a choisi de raconter ce drame aux multiples facettes.

Non, vous n'aviez pas tout vu

Menée tambour battant en 1h50 chrono, l’intrigue de Notre-Dame Brûle est celle d’un bon vieux film catastrophe comme on les aime. D’une petite étincelle, au propre comme au figuré, découle une série d’événements qui vont déclencher une opération de sauvetage peu commune. Ce que propose ce blockbuster made in France, c’est le contre-champ de cette opération filmée en temps réel par les caméras de télévision et les smartphones des passants. Sauf que vous n'aviez pas tout vu.

Pourquoi les gardiens de Notre-Dame n’ont-ils pas prévenu plus tôt les autorités ? Qui sont les premiers pompiers à être intervenus sur le site ? Qui possédait les clés permettant d’avoir accès aux reliques qui ont été sauvées des flammes ? Quel rôle ont joué les politiques au cœur de cette nuit de folie ? Le film explore toutes ces petites histoires pour nourrir son suspense… et on est resté scotché au siège alors qu’on connaît la fin avant d’entrer dans la salle.

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À 78 ans, l'inoxydable Jean-Jacques Annaud met en scène ce divertissement grand public avec un enthousiasme qui transpire de la première à la dernière minute. Notre-Dame Brûle regorge de séquences spectaculaires – la moindre des choses vu la proposition initiale – sans jamais perdre de vue la dimension humaine de son sujet puisqu’il a fallu le courage, le dévouement – certains penseront l’inconscience - d’une poignée de soldats du feu pour venir à bout du sinistre.

Et puis c’est le privilège et la magie du Septième art : redonner vie, grâce à un mélange savant de reconstitution physique, de trucages numériques et d’images d’archives, à un édifice dont la beauté a surplombé les Parisiens pendant plusieurs siècles. Parce que Notre-Dame Brûle est aussi une déclaration d’amour qui serre le cœur, par-delà les convictions religieuses. Une vraie réussite.

>> Notre-Dame Brûle de Jean-Jacques Annaud. Avec Samuel Labarthe, Jean-Paul Bordes, Mikael Chirinian. 1h50. En salle


Jérôme Vermelin

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