Une centaine de musées internationaux se disent "profondément choqués" par les actions visant des œuvres d'art par des militants écologistes.
Parmi ces institutions, de grands musées comme le Prado à Madrid, Le Louvre à Paris, ou le musée Guggenheim à New-York.
Ces dernières semaines, des militants pro-climat s'en sont pris à plusieurs œuvres d'art à Madrid, en Australie, Londres et Postdam.

Près d'une centaine de musées internationaux se sont déclarés jeudi "profondément choqués" par les actions visant des œuvres d'art organisées par des militants de la cause environnementale, et ont rappelé leur rôle de conservation. "Les activistes responsables de ces attaques sous-estiment largement la fragilité de ces œuvres irremplaçables", écrivent ces institutions, dont de grands musées comme le Prado à Madrid, Le Louvre à Paris, ou le musée Guggenheim à New-York.

Leurs dirigeants se disent "profondément choqués par (la) mise en danger inconsidérée" de ces œuvres lors d'une série d'actions mises en scène par des militants pour alerter l'opinion publique sur le réchauffement climatique.

Des dégâts sur le cadre des "Tournesols"

Ces dernières semaines, des militants pro-climat ont par exemple collé leurs mains sur une peinture de Goya à Madrid ou sur la célèbre sérigraphie "Campbell's Soup" d'Andy Warhol exposée en Australie, projeté de la soupe à la tomate sur les "Tournesols" de Van Gogh à Londres, et étalé de la purée de pommes de terre sur un chef-d’œuvre de Claude Monet à Potsdam, près de Berlin.

Si les peintures sont restées indemnes, l'incident des Tournesols a entraîné des dégâts légers sur le cadre de la toile. "Les musées sont des lieux où s'établit un dialogue entre des personnes d'horizons très divers et donc des lieux qui contribuent aux échanges sociétaux", ont déclaré les 92 signataires. "De ce fait, les fonctions essentielles du musée – collection, recherche, médiation et conservation – sont plus essentielles et plus pertinentes que jamais", ont-ils ajouté.


Marius Bocquet avec AFP

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