Parrain contesté du Printemps des poètes, Sylvain Tesson reçoit le soutien de Rachida Dati

par D.D.F. avec AFP
Publié le 21 janvier 2024 à 15h51

Source : JT 20h WE

La nouvelle ministre de la Culture s’est exprimée sur la polémique qui agite l’évènement programmé en mars.
Une tribune s’oppose au choix de Sylvain Tesson qu’elle juge être "une icône réactionnaire".
"Je suis heureuse que le Printemps des poètes célèbre partout en France cette vision de la poésie, ouverte, libre et populaire", écrit Rachida Dati sur X ce dimanche.

C’est la première polémique de son nouveau mandat. Fraîchement installée rue de Valois, Rachida Dati a pris la défense de Sylvain Tesson, dont la nomination en tant que parrain du 25e Printemps des poètes (9-25 mars) est vivement contestée. Dans une tribune publiée dans Libération vendredi, un collectif de 1200 acteurs de la scène culturelle dénonce le choix de l’auteur de La Panthère des neiges à qui il reproche ses thèses réactionnaires et d’être "une figure de proue de l’extrême droite littéraire".

Tesson, un "poète de notre monde" selon Bruno Le Maire

"La culture est généreuse, elle a besoin d’auteurs qui font découvrir notre patrimoine littéraire et notre nouvelle scène poétique", écrit ce dimanche Rachida Dati sur X dimanche. "Sylvain Tesson fait partie de ces écrivains qui ont le désir de partager avec tous l’amour des mots. Je suis heureuse que le Printemps des poètes célèbre partout en France cette vision de la poésie, ouverte, libre et populaire", poursuit la ministre de la Culture. La veille, c’est son collègue Bruno Le Maire qui a apporté "son soutien total" à l’auteur de 51 ans, "poète de notre monde".

Le ministre de l’Économie, lui aussi auteur, a dénoncé "l'exclusion sectaire d'une plume aventureuse" : "Voilà où nous en sommes dans la France des Lumières, de la raison et de l'esprit libre". "Le monde est assez détestable et le serait d'autant plus qu'on n’y admettrait pas d'autres horizons que le sien", a de son côté jugé le prix Goncourt 2018, Nicolas Mathieu, aux idées ancrées à gauche, sur Instagram.

"J'ai durant toute ma vie admiré le travail d'auteurs de droite, de réacs, voire même de salauds, et n'ai jamais pensé qu'il fallait aligner ni la littérature ni mes goûts sur mon appétit de progrès", a-t-il poursuivi. "Il faut craindre autant que le mal les moyens que l'on met à favoriser l'avènement du bien", a-t-il conclu. 

Les signataires du texte, parmi lesquels les auteurs Baptiste Beaulieu et Chloé Delaume, estiment notamment que choisir Sylvain Tesson vient "renforcer la banalisation et la normalisation de l'extrême droite dans les sphères politique, culturelle, et dans l'ensemble de la société".


D.D.F. avec AFP

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