Poursuivi pour "outrage" et "rébellion", Ademo du groupe PNL a été relaxé

La rédaction de LCI
Publié le 5 mai 2021 à 11h39
Poursuivi pour "outrage" et "rébellion", Ademo du groupe PNL a été relaxé

Source : Instagram AdemoOfficiel

JUSTICE – Son arrestation mouvementée, alors qu’il se préparait un joint de cannabis dans une rue de Paris, avait fait le tour des réseaux sociaux. Poursuivi pour outrage et rébellion, le rappeur Ademo, moitié du duo PNL, a été relaxé ce mercredi.

Ni prison, ni bracelet électronique pour Ademo du groupe PNL. Le rappeur français, de son vrai nom Tarik Andrieu, a été relaxé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Paris des poursuites le visant pour "outrage" et "rébellion", après son arrestation mouvementée en septembre dernier dans une rue de Paris. 

Cette décision a été prise au nom d'exceptions de nullité avancées par la défense qui estimait que l'anonymat des policiers n'était pas justifié dans cette procédure. Lors de l’audience, le 14 avril dernier, le Parquet avait requis deux mois de prison ferme, à effectuer sous bracelet électronique, cinq mois de prison avec sursis, et 1.000 euros d'amende contre le musicien qui ne s’était pas présenté au tribunal. 

Des versions divergentes

Ademo, 34 ans, avait été interpellé alors qu'il s'apprêtait à fumer du cannabis en marchant dans la rue à Paris, avec sa femme et leur fils en poussette. Les images de son arrestation avaient largement circulé sur les réseaux sociaux. On le voyait notamment se montrer virulent envers les policiers, puis se faire plaquer au sol pendant que des passants invectivaient les forces de l'ordre.  

Trois des quatre fonctionnaires qui l'avaient interpellé avaient assuré à la barre qu'ils n'avaient pas reconnu le rappeur, qui s'était montré "agressif" et les avait insultés à de nombreuses reprises. Un policier avait fait part des "menaces" qu'il aurait reçues sur les réseaux sociaux de la part de nombreux fans appelant à "retrouver" les policiers.

Tarik Andrieu avait lui expliqué avoir été "surpris" quand le policier lui avait tapé sur l'épaule, soutenu qu'il ne voulait pas attirer l'attention mais que les policiers s'étaient montrés violents. "En fait, vous avez des versions qui sont les mêmes mais avec les rôles inversés", avait résumé la juge. 


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