Lola Dewaere est l'héroïne de "Mademoiselle Holmes", une nouvelle série qui arrive ce jeudi sur TF1 et en streaming sur TF1+.
La comédienne incarne une descendante du célèbre détective qui, après un accident, se révèle être une enquêtrice hors pair.
Un personnage fantasque dans lequel la fille de Patrick Dewaere s'est complètement retrouvée, comme elle l'a confié à TF1info.

C'est un rôle qui lui va comme un gant. Lola Dewaere est l'héroïne de Mademoiselle Holmes, une nouvelle série qui débarque ce jeudi sur TF1 et en streaming sur TF1+. L'actrice connue pour son rôle de flic dans Astrid et Raphaëlle sur France 2 se glisse dans la peau de Charlie, une flic discrète et timide qui vit chez son grand-père (Daniel Prévost). 

Impossible d'imaginer que cette jeune femme effacée est la descendante du plus célèbre des détectives : Sherlock Holmes. Alors qu'elle est victime d'un accident, Charlie se retrouve dans le coma et arrête son traitement contre ses troubles de l’humeur. Elle découvre avec stupeur qu'elle est une enquêtrice hors pair aux facultés étonnantes. Un personnage que la fille de Patrick Dewaere a pris beaucoup de plaisir à incarner, comme elle l'a confié à TF1info. 

Qu'est-ce qui vous a séduit dans cette série ? 

Le cachet ! (Rires) En fait, j’adore l’univers de Sherlock Holmes. J’ai tout de suite été très séduite par cette version féminine. J'avais envie d'un personnage qui me ressemble parce que je suis assez barrée moi aussi. J’ai 20.000 personnalités. Je ne dirais pas que Charlie est un rôle de composition total ! Et puis j'ai moi aussi été élevée par mes grands-parents, je sais ce que c’est.

Un personnage décalé et réjouissant

Vous revendiquez votre ressemblance avec ce personnage fantasque ? 

J’aurais aimé dire que j’ai fait un super rôle de composition et que je suis une intello. Mais j’ai un caractère qui ressemble beaucoup à celui de Charlie. À 43 ans, et j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies, sans prétention aucune. Je crois que même si on me proposait un personnage loin de moi, j’arriverais à trouver des choses.

C'est réjouissant de joindre un personnage décalé, avec des failles ?

Totalement. C’est un personnage qui m’a beaucoup nourrie, car il y a beaucoup de choses à jouer. On peut se permettre de sortir du rang parce que c’est une fille qui a des troubles de l’humeur. C’est un rôle très différent de tout ce qu’on m'a proposé jusqu’ici. Je vais enfin pouvoir montrer que je suis une comédienne même si j’aurai toujours le syndrome de l’imposteur. Mais au moins, je prends mon pied et je suis payée pour le faire !

On vit à une époque où tout ce qui est trop parfait ou trop lisse est suspect
Lola Dewaere

Le public est fan d'anti-héros. Vous le comprenez ? 

Oui, évidemment. On vit à une époque où tout ce qui est trop parfait ou trop lisse est suspect, car ce n'est pas la réalité. Les gens ont besoin de s’identifier et de voir des personnages qui leur ressemblent, qui ont des galères. Parce que ce sont aussi les galères qui font qu’on a des choses intéressantes à vivre dans la vie. Ce n'est pas très rassurant parce que c’est le reflet d’une société qui ne va pas très bien, mais incarner des personnages décalés, ça peut aussi soutenir moralement les gens. 

Et puis il y a de l’humour dans la série…

Et évidemment, il y a de l’humour aussi. On peut rire de tous les travers de Charlie. Heureusement !

Je suis hyper fier d’être la fille de Patrick Dewaere
Lola Dewaere

Sur votre profil Instagram, vous avez écrit "Encore une fille de !". Pourquoi ? 

Quand j’ai commencé le cinéma, je me demandais si j’allais prendre le nom de mon père ou pas, qui est d'ailleurs déjà un nom d'emprunt. Mais moi, je suis hyper fière d’être la fille de Patrick Dewaere. C'est un super acteur et si ça peut m’ouvrir des portes, autant en profiter, parce que je pense qu’il me doit bien ça. En réalité, mon histoire est particulière parce que je porte un grand nom, mais je n’ai pas du tout baigné dans ce milieu-là, car j'ai été élevée par mes grands-parents. Donc les gens me pardonnent presque. 

Ça vous fatigue qu'on vous parle toujours de votre père ? 

Absolument pas. Avant d’être mon père, c’est un grand acteur. Mais je ne le connais qu’à travers les films, je n’ai malheureusement pas d’attache personnelle avec lui (Lola Dewaere avait trois ans lorsque son père s'est suicidé, NDLR).

Je suis une dépressive à temps partiel
Lola Dewaere

Vous avez choisi un métier qui vous passionne, mais qui peut être aussi très violent…

Oui, c’est une contradiction. Il faut avoir les épaules solides, car c’est un métier qui fait autant de mal à l'égo qu'il réjouit. C’est jubilatoire d’avoir une équipe qui nous soutient et de pouvoir se lâcher sur un plateau. Et en même temps, c'est le métier le plus incertain du monde, on a toujours peur que ça s’arrête. On est toujours dans le regard de l’autre, donc ça rend marteau !

Encore plus quand on est une femme, non ? 

Oui. Moi, avant, j'étais embêtée par mes problèmes de poids. Maintenant, j'ai reporté ça sur la vieillesse. Tous les jours, je me dis que je vais faire de la chirurgie esthétique, car quand je me vois à l’écran, je n’aime pas ça. Mais heureusement, j’ai un compagnon super intelligent, qui me dit qu’il faut accepter de vieillir, que les rides, c'est beau. Mais j'avoue que ce n'est pas toujours évident.

Vous avez dit dans Paris Match, en 2020, que vous étiez " une dépressive à temps partiel". Ça vous correspond toujours ?

Oui, je suis une dépressive à temps partiel. Je peux m’enfermer une semaine chez moi, les volets fermés, à regarder des quantités de films et ingérer des quantités de bouffe. Je pense que la dépression est héréditaire. Mais j’ai aussi cette joie de vivre, j'adore rire. J’ai beaucoup d'auto-dérision et c’est ça qui me sauve. 


Rania HOBALLAH

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