Dans "La Dernière partie", Franck Dubosc rejoue avec émotion la fin de vie de son père

par Rania HOBALLAH
Publié le 3 novembre 2021 à 19h01
Franck Dubosc et Guy Marchand dans "La dernière partie", sur TF1.

Franck Dubosc et Guy Marchand dans "La dernière partie", sur TF1.

Source : François LEFEBVRE

TOUCHANT – TF1 diffuse ce lundi une fiction émouvante sur l'euthanasie inspirée de l'histoire du comédien, dont le père gravement malade a choisi le jour de sa mort.

C'est une fiction qui a une résonance particulière pour lui. Dans La Dernière partie, ce lundi 8 novembre sur TF1, Franck Dubosc change de registre et joue un rôle inspiré de sa propre expérience. Le comédien qui a soufflé l'idée du scénario se glisse dans la peau de Christophe Maquet, un avocat à succès, qui s'apprête à recevoir la Légion d'Honneur. Une consécration pour ce fils d'ouvrier, avide de reconnaissance. Mais au même moment, il apprend que son père (Guy Marchand), gravement malade et avec lequel il est brouillé depuis de nombreuses années, a décidé d’organiser son départ le jour même de sa cérémonie. Bouleversé, il va passer quelques jours avec lui. 

Naviguant subtilement entre ironie et gravité, La Dernière partie traite du thème complexe de l'euthanasie à travers l'histoire d'un père et de son fils qui n'ont jamais vraiment réussi à s'entendre. Une relation compliquée qui fait écho à celle de Franck Dubosc et de son père Lucien Dubosc atteint de la maladie de Charcot, et qui a eu recours à l'euthanasie en 2002. "Un jour, ma mère m'a dit : 'Papa meurt mardi. Es-tu d'accord ?' (…) J'étais en tournée, je suis revenu pour voir mon père une dernière fois. Il était atteint de la maladie de Charcot. Très diminué, il estimait que cela suffisait", a confié Franck Dubosc lors du Festival de La Rochelle où était présenté le film.  

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Si le comédien aura attendu 20 ans pour tourner dans un film aussi personnel, il est parvenu à se détacher des événements qui l'ont marqué pour livrer une fiction cathartique qui parle de l'importance des relations filiales et de la difficulté d'exprimer ses sentiments aux gens qu'on aime pourtant le plus. 

Et, comme un drôle de signe du destin, Franck Dubosc a dû faire face à une autre épreuve puisqu'il a perdu sa maman durant le tournage. “Le malheur a fait que ma mère était en fin de vie pendant le tournage, donc toute mon attention, toutes mes préoccupations allaient vers elle”, a-t-il expliqué à Télé Star. "Cela m’a permis de me détacher de ce que je jouais et de ne pas me laisser submerger par l’émotion pendant les prises".


Rania HOBALLAH

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