Interview

William, l'instructeur de survie éliminé de "Koh-Lanta" : "Mais pourquoi ils m’ont dégagé si vite ?"

Publié le 28 février 2024 à 6h43, mis à jour le 28 février 2024 à 9h24

Source : Koh-Lanta

L’épisode 3 de "Koh-Lanta : Les Chasseurs d’Immunité" a été fatal à l’instructeur en survie de 62 ans.
Une élimination qui lui laisse un brin d’amertume, comme il l’a confié à TF1info.
Retrouvez cet épisode en replay et les meilleurs moments de l’émission dès maintenant sur TF1+.

Cruelle désillusion pour le doyen de "Koh-Lanta : Les Chasseurs d’Immunité". Après avoir rejoint l’aventure à la surprise générale la semaine dernière, William, 62 ans, a été éliminé à l’issue de l’épisode 3 diffusé mardi soir sur TF1. Un départ d’autant plus frustrant qu’il avait été le meilleur de son équipe sur l’épreuve de confort, fatale à Nathalie. Hélas ! Ses camarades de l’équipe jaune ne lui ont pas pardonné ses lacunes en natation sur l’épreuve d’immunité. Philosophe, l'instructeur en survie préfère conserver le positif de l’aventure. Même s’il conserve quelques regrets…

Vous gardez le sourire en quittant l'aventure après le vote des jaunes. Mais intérieurement, vous n’êtes pas un peu fâché quand même ?

William : Fâché non. Mais surpris d’avoir entendu autant de fois mon prénom. C’est un sacré coup de massue. Sur le moment, je ne leur en veux pas trop. Mais avec un peu de recul, je me dis "Mais pourquoi ils m’ont dégagé si vite ? Je n’ai rien fait de mal, bordel !" Pendant le peu de temps où j’ai été à "Koh-Lanta", j’ai pensé essentiellement à l’équipe, pas du tout à moi. Après c’est vrai que je suis une pièce rapportée, j’ai 62 ans. Est-ce que ça n’a pas joué en ma défaveur ?

Tous mettent en avant vos difficultés sur l’épreuve d’immunité. Certains considèrent même que vous leur avez menti sur votre niveau réel en natation. C’est légitime ? 

Je ne leur ai pas menti puisque je les ai prévenus : "Sur les épreuves terrestres, vous allez voir, j’ai une très bonne condition physique, je suis dur au mal. Par contre sur les épreuves aquatiques, j’ai des lacunes en natation". Concrètement je sais nager, mais je ne nage pas vite, je n’ai pas la technique pour le faire. Mais je ne leur ai pas caché la vérité, même si je ne sais plus à qui je l’ai dit. Et je trouve que c'est trop facile de prendre ça comme argument pour me dégager.

On n’a pas perdu l’épreuve d'immunité à cause de moi : c’est une défaite collective et il ne fallait pas me jeter la pierre
William

Vous pensez que c’est un mauvais prétexte ? Que ça cache autre chose ? 

Je pense que c’est l’une des raisons de me faire partir. Ils ont sans doute eu peur que je les fasse perdre sur d’autres épreuves aquatiques. Maintenant si on revient sur celle qui s’est déroulée durant l’épisode, la défaite ne me revient pas. Plusieurs candidats ont perdu du temps, on n’a pas su non plus s’inspirer des rouges qui se servaient de la corde pour avancer. C’est un tout. Mais on n’a pas perdu l’épreuve à cause de moi : c’est une défaite collective et il ne fallait pas me jeter la pierre.

Le plus frustrant, c’est que vous avez été le meilleur des jaunes sur l’épreuve de confort, finalement remportée par les rouges. On entend même une candidate dire que vous êtes "une machine" !

C’est ça le plus décevant. Encore une fois, je ne leur ai pas menti en disant que j’étais bon sur les épreuves terrestres… et moins bon sur les épreuves aquatiques. Je crois que je l’ai prouvé dans les deux cas (Rires). Il y a beaucoup plus grave dans la vie. Mais ça fait c… de partir si tôt ! Pour moi, mais aussi pour tous les gens qui m’ont envoyé des messages d’encouragement et tous les téléspectateurs qui ne me verront pas sur la suite de l’aventure.

Comme Léa, vous n’aviez pas été annoncé au casting de l’émission. Ça a été facile de garder le secret de votre participation ? 

Ah oui c’est difficile de se dire qu’on va participer à une émission comme "Koh-Lanta", connue de tous, et de ne pouvoir en parler à personne. En fait, il suffit de se dire dès le départ qu’on ne pas le droit, un point c’est tout. Parce que c'est la règle !

Quand avez-vous su que vous seriez intégré au deuxième épisode ?

On l’a su une fois arrivés aux Philippines. La prod est venue nous voir et nous a annoncé que ce "Koh-Lanta" avait déjà commencé. C’était un peu bizarre, on ne comprenait pas très bien ce qui allait se passer. Mais ça faisait partie du scénario prévu à l’avance et on l’a très bien accepté.

Combien de fois aviez-vous envoyé votre candidature à l’émission ? 

Trois ou quatre fois, si mes souvenirs sont bons. On m’a toujours répondu. Une fois, j’étais en Guyane et lorsque j’ai découvert le message sur mon répondeur, c’était trop tard. Une autre, on m’a demandé si je serai libre de telle à telle date et j’ai répondu "en théorie" alors que j’aurais dû dire "oui". Sauf que je ne sais pas mentir ! La troisième fois, je venais de faire une autre émission de télé. Finalement, ils m’ont rappelé quand ça a été le bon moment.

Dans le civil vous organisez des stages de survie en Amazonie. C’est une passion liée à "Koh-Lanta" ? Ou bien existait-elle avant ? 

Je suis dans cet univers depuis mon plus jeune âge. Mon père a toujours pratiqué la vie en pleine nature et dès que j’ai été en âge de le suivre, vers 4 ou 5 ans, il m’a initié au piégeage, à la faune, à la flore, aux plantes comestibles, etc. J’avais aussi un parrain qui allait en Amazonie pour son métier et ça me faisait rêver. Aujourd’hui, ça fait 35 ans que j’y vais régulièrement. Au début, c’était compliqué. Mais au fil du temps, j’ai appris à vivre dans la jungle avec des Amérindiens. Quand je suis là-bas, j’ai l’impression d’être dans mon jardin.

Au cours de l’épisode, vous expliquez vous être perdu là-bas pendant quatre jours. C’était l’angoisse ? 

L’angoisse, non. Mais j’ai quand même eu du stress. Pas parce que j’étais paumé. Mais parce que je n’avais pas sécurisé ma pirogue, elle était visible au bord du fleuve, et je savais qu’il y avait des chercheurs d’or clandestin qui traînaient dans le coin et j’avais peur qu’ils me volent mon moteur ! Si ça avait été le cas, j’avais déjà analysé la situation. Soit je remontais le fleuve à pied pendant 15 jours. Soit je le descendais en huit jours sur un radeau. Heureusement ça n’est pas arrivé. Mais j’ai quand même perdu cinq kilos !

>> Retrouvez l'épisode 3 de Koh-Lanta : Les Chasseurs d'Immunité" en replay sur TF1+


Jérôme VERMELIN

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