Prix de la meilleure série francophone étrangère au Festival de la fiction de La Rochelle, "Attraction" arrive ce jeudi sur TF1 et en streaming sur TF1+.
Laura Sépul y joue le rôle d'une femme qui vit sous emprise de son mari qu'elle soupçonne d'être un meurtrier.
Rencontre avec la comédienne belge qui livre une prestation d'une grande intensité.

On le sait, les apparences sont souvent trompeuses. Ce jeudi 2 mai, TF1 donne le coup d'envoi d'Attraction, sa nouvelle fiction avec Laura Sépul et Lannick Gautry. Prix de la meilleure série francophone étrangère au Festival de la fiction de La Rochelle, la coproduction franco-belge de six épisodes nous plonge dans le quotidien d'Agathe, une mère de famille qui coule des jours heureux dans son pavillon aux côtés de son mari Fred et de leurs deux enfants.

Alors qu'un meurtre est commis dans l'hôtel où son mari est de passage, Agathe commence à avoir des doutes sur l'homme dont elle partage la vie depuis 15 ans. Pourrait-il être le meurtrier ? Que sait-elle de cet homme qui ne lui raconte rien ? Ne serait-elle pas prisonnière d’une relation abusive et toxique ? 

Après avoir joué dans les séries Ennemi public ou Baraki, Laura Sepul – que l'on retrouvera prochainement sur Netflix à l'affiche d'El Correo aux côtés d'Aron Piper, la star d'Elite – s'est plongée corps et âme dans ce thriller psychologique dont personne ne ressort indemne. 

C’est l’histoire d’une femme ordinaire, à qui il arrive quelque chose d’extraordinaire
Laura Sépul

Attraction est une fiction qui scotche le téléspectateur à son siège du début à la fin. Avez-vous eu cette impression en lisant le scénario ? 

Laura Sépul : Complètement. J'ai été véritablement saisie par l'écriture. On a envie de savoir ce qu’il va se passer tout le temps. C'est la patte de la romancière Barbara Abel et de la scénariste Sophia Perié qui ont imaginé cette histoire. À l'image, ça fonctionne aussi très bien grâce au réalisateur Indra Siera qui a amené un côté un peu pop. Et je crois que le casting n’est pas mal non plus (Rires) !

Agathe est une femme qui vit sous l'emprise de son mari. La violence faite aux femmes, c'est un sujet qui vous touche ? 

La violence faite aux femmes est une thématique qui me tient à cœur. Si, à ma petite échelle, je peux contribuer à ce que les choses évoluent, je serai contente d’apporter ma pierre à l’édifice. Il fallait que je trouve le moyen qu’on s’attache à Agathe, je ne voulais pas que ce soit juste une victime qui passe son temps à subir tout ce qui lui arrive. Comme je le dis souvent, c’est l’histoire d’une femme ordinaire, à qui il arrive quelque chose d’extraordinaire. J'ai tout fait pour la rendre humaine. 

Lannick Gautry est parfait en mari ambivalent

Agathe est une mère prête à tout pour sauver ses enfants. Avez-vous des points communs avec elle ?

J’ai mis beaucoup de moi dans Agathe, même si je suis beaucoup plus indépendante qu’elle. Moi aussi, j'ai aussi deux enfants, un garçon de 18 ans, qui est comédien et qui s'appelle Diego. Et une fille qui a 10 ans et demi. Je vis toute seule avec eux la moitié du temps.

Dans le rôle de Fred, on retrouve Lannick Gautry qui est formidable dans ce rôle ambivalent. 

Lannick Gautry est parfait. C’est un très bel homme et en même temps, il fait peur avec sa carrure, il est physiquement impressionnant. On se connaissait de vue car il a joué dans une série avec mon fils dans la série L’île prisonnière

Si on veut parler correctement des violences faites aux femmes, on est obligé de s’impliquer
Laura Sépul

Il paraît que votre compagnon Geert Van Rampelberg était pressenti pour incarner votre mari à l'écran ? 

Oui, à la base, ils avaient pensé à mon compagnon qui est un super acteur. Physiquement, il correspondait très bien au rôle. Il devait faire partie du casting, mais lorsque TF1 est entré dans la production, ils ont opté pour un acteur français pour le rôle de Fred. Au final, il joue le juge d’instruction et c'est très bien comme ça. Je pense que ça aurait été particulier pour nous de tourner des scènes très intenses la journée et de rentrer le soir comme si de rien n'était. 

En parlant d'intensité, vous avez de nombreuses scènes de violence morale et physique. Le tournage a-t-il été éprouvant ? 

C’était un tournage très éprouvant, car il y avait de sacrés morceaux à jouer. Mais il y avait une vraie bienveillance sur le plateau. On a beaucoup répété en amont. J’en suis sorti très fatiguée, mais si on veut parler correctement des violences faites aux femmes, on est obligé de s’impliquer. On ne peut pas être lisse.

Avez-vous toujours voulu être comédienne ? 

Oui, j’ai toujours voulu être actrice. Ma mère raconte que quand j’étais petite, je voulais être archéologue. Mais quand j’ai compris que je ne serai pas la future Indiana Jones, j’ai décidé que je serai actrice ! J'aime créer des personnages et passer du temps dans la peau de quelqu’un d’autre. J'adore l’ambiance des plateaux et le fait de travailler en équipe. C’est le meilleur vecteur que j’ai trouvé pour parler du monde qui m’entoure.


Rania HOBALLAH

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