Sept à huit

"Gérard Depardieu n'a aucun filtre" : Audrey Crespo-Mara nous raconte son interview de l'acteur pour "Sept à huit"

Propos recueillis par Rania Hoballah
Publié le 9 octobre 2020 à 18h00
Gérard Depardieu a reçu Audrey Crespo-Mara à son domicile parisien.

Gérard Depardieu a reçu Audrey Crespo-Mara à son domicile parisien.

Source : TF1

INTERVIEW - Dimanche 11 octobre, Audrey Crespo-Mara consacre son "Portrait de la semaine" à Gérard Depardieu. La journaliste nous dit tout sur les coulisses de sa rencontre avec le monstre sacré du cinéma français, qui sort un nouveau livre.

C'est un des plus grand comédiens français. Un personnage hors normes, à la fois fascinant et mystérieux. Ce dimanche, Audrey Crespo Mara consacre son "Portrait de la semaine" à Gérard Depardieu. L'acteur qui vient de publier un nouveau livre baptisé Ailleurs aux éditions du Cherche-Midi, a accueilli la journaliste à son domicile parisien. Une rencontre marquante, comme nous l'a confié Audrey Crespo-Mara qui a repris en septembre dernier les manettes de la mythique interview de "Sept à Huit".

Pourquoi avoir fait de Gérard Depardieu votre portrait de la semaine ?

C’est l’une de nos plus grandes stars. Un homme sans cadres, sans limites, sans frontières. Donc, intéressant. Et sa parole est rare.

De quels sujets avez-vous discuté ?

Nous avons longuement parlé de ses "ailleurs", c’est le titre de son livre. Ses souvenirs d’enfance et ses voyages au bout du monde. La France le déprime, il ne fait qu’y passer. Il la trouve triste, déprimée, "pleine d’arthrite". Alors, il nous a

emmené voyager dans ses ailleurs, parfois controversés... Des choix d’homme libre, imprévisible, hypersensible. 

Comment s'est déroulée l'interview ? A-t-il été facile à aborder ?

Il en impose, évidemment ! Physiquement d’accord, mais c’est bien au-delà de ça. Quand il vous accueille chez lui, il vous sent immédiatement, vous transperce, et dit clairement ce qu’il pense. Il ne s’encombre pas de convenances. Il n’a aucun filtre.

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Audrey Crespo-Mara

Vous l'aviez déjà interviewé pour le JT. Le fait d'avoir plus de temps ça change forcément les rapports, non ?

Ce qui change d’abord, c’est le lieu. Pour le 20H, il est "chez moi", à TF1, en studio. Là, j’étais chez lui, sur son territoire. Cela change forcément les choses, et c’est très bien. Et puis, le temps oui, et l’intention de l’entretien. Lors d’un JT, il y a très peu

de temps, vous devez vous contenter de faire la promotion d’un film. Là nous avons passé près d’une heure ensemble, et les échanges sont forcément plus vifs, plus intéressants, plus sincères aussi.

Quel regard aviez-vous sur lui avant de le rencontrer ? Et a-t-il changé après ?

Il est sans doute encore plus indomptable, plus imprévisible, et plus libre, qu’on ne peut l’imaginer.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris ?

Son grognement, quand il s’impatiente ou qu’il est agacé. Comme un ours, mais je suis sûre que ça l’amuse, je ne crois pas qu’il soit dangereux (Rires).  

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Vincent Dedienne est l'invité du podcast "Le cinéma, c'est la vie en mieux" à l'occasion de la sortie de Parents d'élèves. Ses souvenirs d'école, sa passion pour les sketches de Muriel Robin et les films de Christophe Honoré. Ecoutez !

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Propos recueillis par Rania Hoballah

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