Flavie Flament : "'Stars à domicile' n'est pas une émission qui se la raconte"

Rania Hoballah
Publié le 17 février 2022 à 11h09, mis à jour le 17 février 2022 à 11h18
Flavie Flament et Patrick Fiori se remémorent les meilleurs moments de "Stars à domicile".

Flavie Flament et Patrick Fiori se remémorent les meilleurs moments de "Stars à domicile".

Source : RESERVOIR PROD

Pour fêter les 20 ans de "Stars à domicile", TF1 propose deux soirées événement les 18 et 25 février.
Au menu : des images culte du programme, mais aussi de nouvelles surprises avec Gims, Julien Doré, Soprano ou encore Angèle.
Le tout présenté par Flavie Flament, ravie de retrouver le programme phare des années 2000.

C'est une émission qui a marqué toute une génération. "Stars à domicile" fait son grand retour sur TF1 les 18 et 25 février pour deux soirées anniversaire. Au programme : rediffusion des images marquantes de l'époque, mais surtout nouvelles surprises concoctées par des stars comme Gims, Angèle, Julien Doré, Amel Bent, Soprano ou encore Clara Luciani. Et bien qu'elle ait déserté les plateaux télé pour se consacrer à la radio et à l'écriture, Flavie Flament sera évidemment là, elle aussi, pour fêter dignement les 20 ans du programme culte diffusé entre 2001 et 2004.  

Comment avez-vous réagi quand TF1 vous a proposé de revenir pour "Stars à domicile" ? 

Je n'ai pas hésité une seconde, je crois que c'est le oui le plus spontané de ma carrière ! C'était tellement évident pour moi d'être là pour cette émission anniversaire. Je savais qu'il y allait avoir de bonnes ondes.

C'était important de marquer le coup pour les 20 ans du programme ? 

Oui, c'était important de fêter les 20 ans de l'émission, mais sans être dans la nostalgie et de se dire que la télé d'avant, c'était mieux. C'est un programme qui salue le passé tout en honorant le présent. Vous remarquerez qu'on n'a pas fêté les 10 ans de l'émission, car on n'avait pas cette garantie de renouvellement au niveau de la scène musicale. Et là, 20 ans après, on a une nouvelle génération d'artistes qui regardait l'émission à l'époque et qui rêvait qu'on leur organise une surprise. Et aujourd'hui, ce sont eux qui surprennent leurs fans. C'est drôle. 

Je pourrais refaire plus de télé si on me proposait de faire des choses que j'aime et qui m'intéressent

Flavie Flament

Tous les artistes que vous avez contactés ont joué le jeu ?

Oui. "Stars à domicile" est une émission difficile à réaliser parce que c'est un gros barnum, mais c'est aussi très facile, car vous êtes sûr d'avoir l'animatrice et les artistes. Même si ce n'est pas simple pour eux car, aujourd'hui avec les réseaux sociaux, ils sont dans le contrôle de leur image. C'est drôle de voir un grand gaillard comme Gims flipper ! 

"Stars à domicile" est une émission très touchante...

Cette émission est vraiment humaine, mais aussi très humble. "Stars à domicile" n'est pas une émission qui se la raconte, c'est une télévision tournée vers l'autre, il n'y a pas de calcul, c'est sincère. Des valeurs que je partage.

Faire de la télé ponctuellement, de façon libre, c'est ce qui vous convient le mieux aujourd'hui ? 

Oui, exactement. C'est une liberté à laquelle je tiens. Je pourrais refaire plus de télé si on me proposait de faire des choses que j'aime et qui m'intéressent. Aujourd'hui, je suis dans une complémentarité entre la radio avec mon émission d'actualité sur RTL "Jour J" et mes livres. Je fais aussi des émissions de divertissement, mais je ne me sens pas réduite uniquement à ce rôle-là. 

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Vous aimez toujours la télévision ? 

Oui j'adore l'exercice, mais je veux me sentir à ma place. La télévision n'est pas là pour servir mon ego.  

Vous vous êtes battue pour l’allongement du délai de prescription des viols sur mineurs. Aujourd’hui, à titre personnel, le combat continue encore pour vous ?

Oui, mais d'une façon différente. J'ai présidé une mission ministérielle il y a cinq ans. C'est rôle politique qui m'a vraiment collé à la peau pendant deux ans et qui m'a pris beaucoup d'énergie et de temps alors que je n'avais pas encore digéré la sortie de mon livre La Consolation. Mais une fois qu'on a obtenu ce qu'on voulait, c’est-à-dire le rallongement des délais de prescription et un changement de loi en France, je me suis mise en retrait. C'est une promesse que j'avais faite à mes proches, notamment à mes deux fils. Aujourd'hui, je soutiens toutes ces causes, mais d'une façon différente, sans aller au front. Je ne veux pas faire de ce combat le combat de ma vie. J'ai d'autres choses à combattre aussi. 

Lesquelles ? 

Ce sont des combats intérieurs. Comme beaucoup d'enfants violés, quand on a vécu ce que j'ai vécu, on doit apprendre à vivre avec et à se reconstruire. La Consolation a été une formidable déflagration, c'est un livre qui a fait bouger la société, changer la loi. Mais il correspond aussi à une période de reconstruction pour moi, qui n'a pas été simple. 


Rania Hoballah

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