Une centaine de personnalités protestent contre la réforme des retraites dans une tribune publiée, mercredi 18 janvier, par l'hebdomadaire de gauche Politis.
Ces artistes et intellectuels, marqués à gauche, dénoncent la façon de faire de l'exécutif.

Eux aussi s'engagent contre la réforme des retraites. Une centaine d'artistes et d'intellectuels signent, mercredi 18 janvier, une tribune publiée par l'hebdomadaire de gauche Politis pour protester contre le projet porté par Emmanuel Macron. La Nobel de littérature Annie Ernaux, les comédienne Adèle Haenel et Corinne Masiero, le comédien Jean-Pierre Darroussin ou l'animatrice Valérie Damidot font part de leur "détermination à combattre ce projet de réforme archaïque et terriblement inégalitaire", à la veille d'un jeudi noir, avec des appels à la grève et des manifestations interprofessionnelles contre cette mesure.

"La réforme va frapper plus durement ceux qui exercent les métiers les plus difficiles, usants - tant physiquement que psychologiquement -, et qui ont moins de chances de profiter d'une retraite paisible et de s'imaginer un avenir après 64 ans", font-ils valoir dans cette tribune, dénonçant l'entêtement à "imposer une réforme (...) dont les Français.ses ne veulent pas." 

Une réforme "aussi injuste qu'inégalitaire"

"L'objectif, à rebours de l'histoire sociale, est de faire travailler plus et plus longtemps des femmes et des hommes qui aspirent au repos et à donner libre cours à leurs projets dans un moment privilégié de la vie", poursuivent-ils au sujet de cette réforme, qui prévoit de repousser l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Selon les signataires, parmi lesquels figurent aussi les économistes Julia Cagé et Thomas Piketty, l'humoriste Guillaume Meurice ou l'écrivain Nicolas Mathieu, le gouvernement "tente de nous enfermer dans une querelle budgétaire et comptable" pour convaincre du bien-fondé de la réforme.

Selon ces personnalités marquées à gauche, avec ce projet qui vise à "séduire la droite pour créer une majorité", l'exécutif "pénalise" en particulier les femmes, "qui ont les carrières les plus aléatoires, suspendues, contraintes aux temps partiels, souvent imposés, et qui seront les principales victimes de cette réforme", qu'ils qualifient d'"aussi injuste qu'inégalitaire".


La rédaction de TF1

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