Rock en Seine, jour 2 : Mini Mansions fait de l'ombre aux Libertines

Le service METRONEWS
Publié le 30 août 2015 à 11h50
Rock en Seine, jour 2 : Mini Mansions fait de l'ombre aux Libertines

BILAN - La deuxième journée du festival accueillait quelques pointures comme Etienne Daho et les Libertines, ainsi que quelques jeunes pousses comme Glass Animals, Mini Mansions ou Years and Years qui se sont distingués avec élégance.

"What became of the likely lads ?" Cette question posée avec effronterie sur le deuxième album des Libertines a enfin une réponse. Rabiboché depuis depuis plusieurs mois, le groupe de Pete Doherty était attendu comme le messie en ce deuxième jour de Rock en Seine, qui manquait cruellement de tête d'affiche incontestable. Mais les années ont passé, les corps ont souffert et le spectacle proposé par le quatuor a laissé plus d'un spectateur dubitatif. Où sont passés l'insouciance, la pugnacité et l'irrévérence ? On avait l'impression tenace d'assister aux répétitions d'un groupe en fin de carrière, qui se reforme pour son petit plaisir personnel. Et c'est l'ennui qui a fini par remplacer l'excitation.

Etienne Daho intemporel

La deuxième journée a heureusement réservé de belles surprises, comme avec Mini Mansions sur la scène Pression Live. Le trio formé par Michael Shuan, le bassiste de Queens of The Stone Age, tout en élégance, a livré un concert de pop enlevée, aux harmonies vocales inspirées par les Beach Boys, et mélodies suaves dans lesquelles on se laisse porter avec délice. Autre réussite, celle d'Etienne Daho, toutes guitares dehors pour l'ultime date de sa tournée, qui a transformé le public en dancefloor géant.

Hormis quelques parenthèses de douceur ("Week-end à Rome", "Boomerang"), le chanteur à la stature intacte a enchaîné les tubes intemporels avec une énergie juvénile, de "Tombé pour la France" à "Epaule Tatoo" en passant par "Le grand sommeil" et les récentes "Chansons de l'innocence". On ne se lasse pas non plus d'écouter les hymnes sensuels des Belges de Balthazar et la nonchalance des Stereophonics, tandis que les amateurs d'électro en ont eu pour leur compte avec Gramatik, Years and Years et Jamie XX. Avant de se ruer ce dimanche vers le set des Chemical Brothers, après avoir plané devant Jungle et Tame Impala.


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