"The Gilded Age" sur OCS : le créateur de "Downton Abbey" s’exporte à New York avec brio

Delphine DE FREITAS
Publié le 24 janvier 2022 à 13h32, mis à jour le 24 janvier 2022 à 18h05

Source : Sujet TF1 Info

Après six saisons et deux films au sein de la haute société anglaise, Julian Fellowes traverse l’Atlantique en plein âge d’or à la fin du XIXe siècle.
Il signe une série d’époque somptueuse et piquante, portée par une Christine Baranski en grande forme.
Le premier des 9 épisodes est diffusé ce mardi 25 janvier sur OCS.

Les accents ont changé. Mais le faste, lui, est intact. Après le très british Downton Abbey, Julian Fellowes pose ses valises outre-Atlantique. Et s’attache à décortiquer la vie de ceux qui auraient pu être les cousins d’Amérique de la famille Crawley. The Gilded Age – littéralement "l’âge doré" – plonge le spectateur dans le New York de 1882. Un moment clé pour la société américaine qui, deux décennies après une guerre civile dévastatrice, continue à se reconstruire au rythme des progrès technologiques.

L'argent, plus que jamais le nerf de la guerre

"Downton Abbey avait un côté mélancolique, qui était plutôt charmant. Elle parlait en partie du déclin du contrôle de l’aristocratie britannique. The Gilded Age est son total opposé. Elle se concentre sur les nouveaux arrivants en ville qui se sont installés à New York dans les années 1870 et 1880, et qui ont construit leurs palaces sur la 5e avenue. Ils jetaient leur argent partout parce qu’ils en avaient", explique Julian Fellowes à USA Today. Des personnages presque sans foi ni loi qui viennent bouleverser la tranquillité d’un petit monde où rien ne sortait du cadre jusque-là.

Dans The Gilded Age, les éléments perturbateurs portent le nom de Russell. George (Morgan Spector) et Bertha Russell (Carrie Coon), fiers propriétaires d’une splendide maison qu’ils ont entièrement refaite au cœur de Manhattan, ne sont pas franchement les bienvenus. Lui mène sans concession ses affaires, elle peine à s’attirer la sympathie des dames de la haute. À commencer par sa voisine d’en face. Comme figée dans le passé, Agnes van Rhijn (Christine Baranski) refuse de voir le monde évoluer et ne mâche pas ses mots. Pensez donc à une lointaine cousine de la comtesse Violet Crawley dans Downton Abbey

Sa cadette Ada Brook (Cynthia Nixon) n’est pas épargnée par ses sorties savoureuses, qui tiennent souvent en un mot. Le quotidien des deux sœurs, aux parcours de vie très différents, sera chamboulé par l’arrivée de leur nièce Marian Brook (Louisa Jacobson), contrainte de quitter la Pennsylvanie après le décès de son père. L’héroïne de The Gilded Age, c’est elle. Idéaliste, sans le sou et pleine de bonne volonté, elle va rapidement se heurter aux règles qui lui sont imposées. Mais pourra compter sur le soutien de Peggy Scott (Denée Benton), jeune femme noire embauchée comme secrétaire par Agnes. Elle se rêve écrivain, mais cache un lourd secret.

Premier rôle majeur pour la fille de Meryl Streep

Le premier épisode a tout d’un film. D’une durée de 1h20, il prend le temps de présenter ses nombreux personnages et ses intrigues entremêlées. D’un début de romance à une âpre bataille sur la construction d’une gare en plein New York. Sans jamais perdre son spectateur. The Gilded Age joue sur un choc des cultures permanent. Entre les anciens et les nouveaux riches, entre les propriétaires et leurs employés, entre les Blancs et les Noirs. Les décors sont d’une beauté folle, les somptueux costumes donneraient presque envie de se mettre à la couture. 

Mais la grande force de la série, c’est son casting. Au milieu de stars de Broadway méconnues en France et d’une formidable Christine Baranski qu’on regrette de ne pas voir plus dans les cinq épisodes présentés à la presse, Louisa Jacobson se distingue avec un jeu tout en subtilité. La comédienne de 30 ans, qui tient là son premier grand rôle, a de qui tenir. Sa mère n'est autre que la légende hollywoodienne Meryl Streep.

>> The Gilded Age - en US+24 sur OCS tous les mardis dès le 25 janvier


Delphine DE FREITAS