"The Green Inferno" : la boucherie cinématographique à ne pas voir le ventre plein

Le service METRONEWS
Publié le 4 septembre 2015 à 17h18
"The Green Inferno" : la boucherie cinématographique à ne pas voir le ventre plein

HEMOGLOBINE - Samedi soir, le Festival du Cinéma Américain de Deauville mettra à l’honneur l’épouvante avec la projection de "The Green Inferno" d’Eli Roth, qui sortira en e-cinéma le 16 octobre. Autant dire que le public risque de réprimer quelques haut-le-coeur devant certains forfaits cannibales.

Jeune, belle et à l’abri du besoin. Justine - prometteuse et sculpturale Lorenza Izzo - n’a jamais quitté sa zone de confort : un père riche oeuvrant pour les Nations Unis, un appartement plutôt cossu et ces quartiers huppés de New York qu’elle sillonne avec sa meilleure amie. Pourtant, quelque chose palpite en elle. L’éveil d’une conscience nouvelle qui pourrait la faire passer d’indignée d’un jour à militante d’une vie. Séduite par le leader charismatique d’une bande d’altermondialistes, elle consent un beau jour à briser ses chaînes en or en acceptant de se rendre en Amazonie. But de l’expédition ? Stopper la déforestation qui menace une tribu ancestrale.

Cauchemar verdoyant

Ivres d’idéal, les écolos ultra-connectés - ère des réseaux sociaux oblige -  réussissent leur coup, non sans peine, chantant bientôt leur joie sur le vol du retour. Manque de bol, l’avion s’écrase au milieu d’une forêt labyrinthique où vivent ces fameux autochtones qu’ils sont venus défendre. Le choc des civilisations - encore plus féroce que celui préconisé par Samuel Huntington - a lieu. Belliqueux, corps recouverts d’une menaçante peinture rouge, visages lardés d’objets tribaux, les hôtes sont en réalité des anthropophages rompus à la cuisine de l’humain, qu’ils dégustent les papilles en branle. 

Clin d’oeil appuyé au célèbre Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato, The Green Inferno marque le retour d’Eli Roth derrière la caméra, après huit ans d’absence. Le réalisateur de Hostel et Cabin Fever tire le meilleur des décors chiliens et péruviens pour retracer le calvaire très sonore de ses personnages. Mais s’emmêle les pinceaux dans ses intentions, ne sachant pas toujours trancher entre premier et second degré. Si sa vision des défenseurs de la nature est persifleuse et sa représentation des amazoniens exagérée, son aventure ne manque heureusement pas d’humour (noir), d’insolence et de sang (en centaines de litres). Enucléations, dépeçages, sévices génitaux, égorgements, équarrissages méthodiques… Tout y passe. Vous êtes prévenus. 


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