VIDÉO - Judith Godrèche dans "Quotidien" : "Le cinéma français, c’est le Moyen Âge"

Publié le 27 février 2024 à 11h58

Source : Quotidien, deuxième partie

Trois jours après la cérémonie des César, Judith Godrèche était l’invitée de Quotidien sur TMC lundi soir.
À l'Olympia, son discours sur les violences sexuelles à l'encontre des mineurs a été très applaudi.
Mais la comédienne considère que la prise de conscience du cinéma français ne fait que commencer.

Son discours a marqué la 49e cérémonie des César. Après avoir porté plainte contre Benoît Jacquot et Jacques Doillon, Judith Godrèche s’est exprimée devant la grande famille du cinéma français, vendredi 23 février, réunie à l’Olympia. "Je voulais aller au bout de ma démarche", a expliqué la comédienne, invitée lundi sur le plateau de "Quotidien" sur TMC.

Au-delà de la standing-ovation, a-t-elle vraiment été entendue ? "J’ai quand même l’impression d’arriver à un dîner de famille où je n’ai pas forcément été invitée", a-t-elle avoué à Yann Barthès. "Je suis un peu l’empêcheuse de tourner en rond. Il faut aussi laisser le temps au cinéma de se déconstruire. À chaque individu de se poser des questions qu'il ne s’est pas encore posées". 

Je sens bien que je mets les pieds dans le plat, je fais tout déborder et je casse le plat
Judith Godrèche dans "Quotidien"

"Le problème de ce milieu, c’est qu’on est au Moyen Âge", a encore estimé la comédienne. "Depuis tellement d’années la parole des femmes est mise sous silence. Ce que j’ai fait est complètement hors cadre (…) Je sens bien que je mets les pieds dans le plat, je fais tout déborder et je casse le plat."

Judith Godrèche a également réagi aux propos de Nicolas Seydoux, le président du conseil de surveillance de Gaumont, qui avait estimé sur BFM Business qu’elle ferait mieux de s'exprimer dans une cour d'assises plutôt que sur la scène des César. "Je ne suis pas sûr qu’il sache de quoi je parle", a-t-elle lâché.

"Je parle d’un monde, d’un univers qui tout entier écrase la parole des femmes, d’un univers dans lequel il se passe des choses absolument terribles et qui est reflet de la société […] La question, c’est qu’est-ce qu’on fait maintenant ?", a-t-elle insisté, réclamant des mesures fortes pour protéger les enfants sur les tournages comme la présence de coachs ou de référents harcèlement "indépendants de la production".


Jérôme VERMELIN

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