"Top Gun : Maverick" : les 5 raisons d'un succès supersonique au box-office

Jérôme Vermelin
Publié le 31 mai 2022 à 17h35
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

En ressuscitant le lieutenant Pete "Maverick" Mitchell, Tom Cruise vient de s’offrir le meilleur démarrage de sa carrière.
En France, comme aux États-Unis, le film de Joseph Kosinski donne un coup de fouet à la fréquentation des salles.
Un succès populaire qui ne doit rien au hasard lorsqu’on connaît l’attachement de sa vedette au grand écran.

Les chiffres donnent le vertige. Avec 160 millions de dollars de recettes en quatre jours, Top Gun : Maverick vient de permettre à Tom Cruise, bientôt 60 ans, de réaliser le plus gros démarrage de sa carrière aux Etats-Unis, avec un cumul mondial de 300.000 millions de dollars pour le moment. En France, où il est sorti mercredi dernier, le film de Joseph Kosinski a réuni 1.529. 608 spectateurs en une semaine, soit le meilleur lancement de l’année, loin devant tous les films de superhéros. TF1info vous explique ce phénomène qui redonne provisoirement des couleurs à la fréquentation des salles de cinéma... 

De la nostalgie bien dosée

C’est une tendance de fond à Hollywood : ressusciter un classique d’hier pour en faire un succès d’aujourd’hui, histoire de réunir tous les publics. Même si ça ne marche pas à tous les coups comme l’a prouvé l’échec récent du West Side Story new look de Steven Spielberg. Top Gun : Maverick réussit le dosage parfait en organisant la rencontre entre le héros d’antan, qui a pris de la bouteille, à une bande de jeunes loups qui lui rappellent celui qu’il était. Même topo avec la bande-originale sur laquelle figure le thème du film 1986 - qui est d'ailleurs n°1 sur les plateformes de téléchargement - et le tube de Lady Gaga "Hold My Hand", n°1 sur iTunes. Et ça marche puisque là où les Marvel & co s’adressent essentiellement aux ados, le film de Joseph Kosinski attire aussi les parents qui ont tendance à bouder les salles depuis la pandémie. Aux États-Unis par exemple, un spectateur sur deux a plus de 35 ans.

De l’action (presque) sans trucage

Ras-le-bol des effets spéciaux numériques qui rendent les films de superhéros aussi irréalistes que répétitifs ? Top Gun : Maverick a le chic de s’appuyer sur des scènes d’action en prises de vue réelles qui scotchent littéralement le spectateur à son siège. Attention tout de même : si Tom Cruise a l’habitude de réaliser lui-même ses cascades, l’armée américaine interdit à des civils de piloter ses avions de chasse. Et pour cause puisque chacun coûte 70 millions de dollars pièce. Ce sont donc de vrais pilotes qui ont réalisé les séquences les plus spectaculaires du film, les comédiens prenant place à l’arrière pour les gros plans. N’empêche qu’on y croît.

Un blockbuster taillé pour le grand écran

Tom Cruise l’a expliqué lors de sa visite à Cannes : "Moi, je fais des films pour le grand écran, pas pour les plateformes."  Splendeurs des plans aériens, bande-son supersonique, montée d’adrénaline... À l’heure où toute l’industrie cinématographique, des producteurs aux exploitants, s’interroge sur l’attitude à avoir vis-à-vis du streaming, il est flagrant que Top Gun : Maverick a été conçu comme une expérience immersive impossible à reproduire dans son salon. Aux États-Unis, 37% des recettes du premier week-end ont d'ailleurs été réalisées par les salles équipées en IMAX.

Une stratégie marketing hyper efficace

Top Gun : Maverick devait à l’origine sortir à l’été 2020 mais la pandémie en a décidé autrement. La Paramount l’a gardé au chaud sur un disque dur avec l’idée d’en faire LE film qui donne envie aux spectateurs de revenir en salles. Côté promo, le studio a également mis le paquet en donnant à chaque apparition de Tom Cruise des allures de superproduction avec, en point d’orgue, sa venue au festival de Cannes. Débarqué aux commandes d’un hélicoptère qu’il a lui-même posé sur Croisette, l’acteur a ensuite contemplé le passage de la Patrouille de France depuis les marches. Moins discret, tu meurs.

Une légende nommée Tom Cruise

À l’ère des influenceurs jetables, Tom Cruise est une "marque" qui rassure les spectateurs, notamment grâce au travail effectué sur la franchise Mission : Impossible qui donne l’assurance d’en avoir pour son argent. Top Gun : Maverick en bénéficie à 2000% avec, en bonus, ce petit supplément d’âme lié au fait de voir un comédien qui aura bientôt 60 ans se retourner sur son passé... tout en cherchant à nous en mettre plein la vue là où la plupart de ses collègues profitent d’une retraite dorée. Et forcément, on a envie de lui dire merci.


Jérôme Vermelin

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