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Audrey Fleurot dans "Sept à Huit" : "Il faut cultiver sa différence"

Rania Hoballah
Publié le 5 septembre 2021 à 21h16, mis à jour le 5 septembre 2021 à 21h27
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Source : Sept à huit

PORTRAIT – La comédienne à succès, actuellement à l'affiche de "Mensonges" sur TF1, s'est confiée à Audrey Crespo-Mara dans l'émission "Sept à Huit" diffusée ce dimanche.

Impossible de passer à côté d'elle. Après le succès de HPI, Audrey Fleurot est à l'affiche de Mensonges, la série de TF1 sur le consentement avec Arnaud Ducret. La flamboyante rousse qui a connu le succès sur le tard revient sur sa carrière dans "Sept à Huit", ce dimanche. "On a beaucoup plus la tête sur les épaules quand ça nous arrive à 40 ans, on sait comment fonctionne ce milieu", admet d'emblée celle qui fait désormais partie des comédiennes françaises incontournables.

Un succès d'autant plus remarquable qu'Audrey Fleurot est une actrice atypique. Un mot qui la suit depuis son enfance. "J'étais boulotte, j'avais un appareil dentaire, des lunettes. Le tout avec 10 à 15 kilos de trop", se souvient-elle. "J'ai moins douze donc sans les lentilles je n'aurais pas pu faire ce métier ! Quand vous êtes rousse, soit vous essayez de vous faire discrète, soit en faites un étendard et vous le revendiquez. Capillairement, je me suis cherché assez longtemps. Et quitte à être voyante, je me suis dit, va pour du fluo !".

À contre-courant

C'est grâce à son père, pompier de garde à la comédie française qu'elle découvre le théâtre. Une révélation. Elle suit une formation de théâtre classique, mais n'est pas attirée par les rôles de jeunes premières. "Je n'avais pas envie de faire les fragiles !" À contre-courant, et contrairement à ses collègues, elle ne snobe pas la télévision. "Il y avait un snobisme du théâtre par rapport à la télé qui s'est considérablement amoindri et je trouve que c'est chouette. Grâce à l'avènement des séries, il y a plus de porosité qu'il y a 20 ans."

C'est grâce à la télé qu'Audrey Fleurot s'est fait un nom : Kaamelott, Engrenages, Un Village français, Le Bazar de la charité puis HPI. Comédienne caméléon, même si elle a souvent joué les femmes vénéneuses et sulfureuses, elle refuse de se laisser enfermer dans un rôle. On la verra prochainement dans Les Combattantes, la série d'époque de TF1 qui se déroule durant la Première Guerre mondiale.

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Toujours à contre-courant, en mai 2016, elle pose nue en une du magazine Lui. "C'était un challenge personnel. Si on avait dit à la fille de 14 ans qu'elle ferait la couverture de Lui un jour... Je l'ai fait pour moi, pour me réharmoniser avec ces années qui ont été vraiment difficiles. (...) C'était psychanalytique." 

Mon fils est très heureux. Je ne suis pas là tout le temps, mais quand je suis présente, je compense.

Audrey Fleurot

Et si Audrey Fleurot a une image de femme fatale, la réalité est bien différente. "C'est rigolo d'incarner ça parce que c'est très loin de moi", admet celle que les proches décrivent comme une fille nature, cash, un peu garçon manqué. "Je crois que j'ai un taux de testostérone plus élevé que la moyenne. (...) J'ai aussi un compagnon qui travaille à la maison et qui garde les enfants quand je suis sur les routes. C'est un schéma qui existe, mais qui est traditionnellement inversé".

Maman d'un petit garçon de 6 ans, elle ne supporte pas qu'on la culpabilise de ne pas toujours être présente au quotidien. "On focalise toujours sur la mère et j'en ai un peu marre parce qu'on ne ferait pas ça avec le père. Mon fils est très heureux. Je ne suis pas là tout le temps, mais quand je suis présente, je compense. (…) Je suis plus forte pour l'événementiel que pour le quotidien", lance la comédienne qui a tracé son propre chemin. "Au lieu d'essayer d'entrer dans le moule, il vaut mieux cultiver sa différence".


Rania Hoballah

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