"Basique" : Orelsan se paie le FN (mais pas seulement) dans son nouveau clip

Jérôme Vermelin
Publié le 21 septembre 2017 à 14h16, mis à jour le 21 septembre 2017 à 16h23
"Basique" : Orelsan se paie le FN (mais pas seulement) dans son nouveau clip

Source : Youtube

BAD BOY - Dans le clip de son nouveau single, intitulé "Basique", le rappeur Orelsan livre quelques punchlines bien senties. Et s’attaque, entre autres cibles, aux "méchants" de cinéma du Front National.

Il revient tout seul. Mais pas moins inspiré. Après l’expérience Casseurs Flowters aux côtés de son compère Gringe, le rappeur français Orelsan prépare la sortie de son troisième disque solo, le premier depuis Le Chant des sirènes, paru en 2011 et qui s’était vendu à plus de 115 000 exemplaires.

Afin d’annoncer sa date de mise en vente, le 20 octobre prochain, Orelsan a dévoilé ce mercredi le clip d’un premier morceau, intitulé "Basique". Et dans lequel on retrouve l’humour corrosif qui a fait son succès. "Faut qu’on revoit les bases", lance-t-il face à la caméra. "Je vais faire une vidéo simple où je vais dire des trucs simples. Parce que vous êtes trop cons."

Les mecs du FN ont la même tête que les méchants dans les films

Orelsan dans "Basique"

S’ensuit une série de punchlines que le rappeur de 35 ans débite avec son flow caractéristique, entouré d’une centaine de figurants qui l’accompagnent jusqu’à l’extrémité du décor. Cette impressionnante plateforme industrielle en Ukraine a été filmée avec un drone par le duo de réalisateurs Greg et Lio.

"Les gens les plus intelligents sont pas toujours ceux qui parlent le mieux", lâche Orelsan, en avançant vers la caméra. "Les hommes politiques doivent mentir sinon tu voterais pas pour eux", continue-t-il. Ou encore : "Les mecs du FN ont la même tête que les méchants dans les films". 

De quoi faire faire grincer des dents le parti de Marine Le Pen qui s’était ému, le premier, des paroles de la chanson "Sale Pute", en mars 2009. "J'te quitterai dès qu'j'trouve une chienne avec un meilleur pedigree", "J'respecte les schnecks avec un QI en déficit, celles qui encaissent jusqu'à finir handicapées physiques", lançait noamment Orelsan.

Le début d’une polémique qui avait entrainé la déprogrammation du rappeur des Francopholies de la Rochelle. A l'époque, l’UMP Frédéric Lefèvre avait accusé la patronne de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, d’avoir fait pression sur les organisateurs, ce qu’elle avait vivement démenti.

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Bataille judiciaire

L’ affaire avait ensuite pris un tour judiciaire lorsque le collectif Ni Putes Ni Soumises avait poursuivi Orelsan, de son vrai nom Aurélien Cotentin. Relaxé lors d’un premier procès en 2012, il avait été condamné en 2013 à verser 1 000 euros d’amende avec sursis pour injure et provocation à la violence à l’égard des femmes. Les juges avaient considéré la phrase "les féministes me persécutent (...) comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes", comme une injure sexiste.

En juin 2015, Orelsan avait vu la décision être annulée par la Cour de Cassation. Il avait ensuite été relaxé définitivement lors d’un troisième procès, en février 2016. Les juges avaient alors estimé que sanctionner le rappeur "reviendrait à censurer toute forme de création artistique inspirée du mal-être, du désarroi et du sentiment d'abandon d'une génération, en violation du principe de la liberté d'expression."


Jérôme Vermelin

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