Au deuxième jour de son séjour en Allemagne, Charles III a pris la parole devant les élus du Bundestag.
Un discours au cours duquel le roi n'a pas hésité à dénoncer l'invasion russe de l'Ukraine.
Le souverain britannique a notamment remercié le pays hôte pour son soutien à l'armée de Kiev.

C’était un discours très politique que le roi Charles III a prononcé ce vendredi à Berlin, au deuxième jour de son voyage en Allemagne. Le premier d'un monarque devant le Bundestag, alors qu'il s'y était déjà exprimé en qualité de prince en 2020, durant le Covid. "Depuis la dernière fois que j’ai parlé dans ce bâtiment, le fléau de la guerre est de retour en Europe", a lancé le souverain. "Il piétine la liberté et la dignité humaine de la plus brutale des manières."

Durant un discours prononcé presque entièrement dans la langue de Goethe, le successeur d’Elizabeth II n’a pas hésité à dénoncer la "menace" sur la sécurité de l’Europe "et nos valeurs démocratiques" que représente l’invasion de l’Ukraine par la Russie. "Mais le monde n’a pas regardé sans rien faire", a-t-il salué.

Nous sommes bouleversés par les terribles destructions mais nous pouvons puiser du courage dans notre unité
Charles III

"La décision de l'Allemagne de faire parvenir à l'Ukraine une grande aide militaire est courageuse, importante et bienvenue", s'est félicité celui qui sera couronné le 6 mai prochain à Westminster. "Nous sommes bouleversés par les terribles destructions mais nous pouvons puiser du courage dans notre unité". Des propos qui lui ont valu les applaudissements nourris de son auditoire.

Face aux parlementaires, Charles III a également remercié le peuple allemand pour son soutien après la mort de sa mère. Il en a profité pour rappeler les liens d’amitié entre les deux pays, en dépit de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne suite au Brexit. "Au cours des cinquante dernières années, nous avons ri ensemble. Les uns envers les autres et les uns avec les autres", a-t-il insisté. 

Admiratif de "la vie culturelle et nocturne" de Berlin, le roi a souligné non sans humour que si les nouvelles générations évoquaient "plus facilement les Beatles et Kraftwerk" que "Brahms et Byron", les connexions culturelles entre les deux pays étaient selon lui "plus fortes que jamais".

Dans le sillage de son discours, Charles III s'est rendu à l'ancien aéroport de Tegel, dans l'ouest de la capitale, pour rencontrer des réfugiés ukrainiens qui y sont provisoirement hébergés. Plus tard dans la journée, il doit s'entretenir avec un bataillon germano-britannique et se déplacer dans un "écovillage" à Brodowin, à quelque 60 km de Berlin.


Jérôme VERMELIN

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