VIDEO – Il était une fois Michael Cimino en 5 films

Rania Hoballah
Publié le 3 juillet 2016 à 23h37
VIDEO – Il était une fois Michael Cimino en 5 films

GENIE - Il fait partie des réalisateurs qui ont marqué l'histoire du cinéma américain. Michael Cimino est décédé ce samedi 2 juillet 2016 à Los Angeles à l'âge de 77 ans. Il laisse derrière lui une filmographie marquée par deux chefs-d'œuvre, "Voyage au bout de l'enfer" et "La porte du paradis".

On dit souvent que la qualité compte plus que la quantité. Michael Cimino en est l'exemple parfait. Figure légendaire du cinéma hollywoodien des années 1970 et 1980, le réalisateur a tiré sa révérence ce samedi 2 juillet à Los Angeles à l'âge de 77 ans. En sept films à peine il sera parvenu à marquer durablement l'histoire du 7e art.

Le Canardeur (1974)
Scénariste à ses débuts (Silent Running, L'Inspecteur Harry, Magnum Force), Michael Cimino passe derrière la caméra en 1974 avec Le Canardeur (Thunderbolt and Lightfoot), un road movie existentiel avec Clint Eastwood et Jeff Bridges. L'histoire de l'amitié entre un braqueur (Eastwood) et un jeune aventurier qui partent récupérer un magot d'un demi-million de dollars planqué dans une vieille école.
 

► Voyage au bout de l'enfer (1978)
Quatre ans plus tard, Michael Cimino se penche sur la guerre du Vietnam avec Voyage au bout de l'enfer (The Deer Hunter), son chef-d'œuvre qui lui permettra de récolter cinq Oscars, dont celui du meilleur réalisateur. Une épopée de trois heures à la fois violente et magistrale qui suit l'histoire de trois amis pris dans l'enfer de la guerre (Robert De Niro, Christopher Walken et Meryl Streep). On se souvient tous de la fameuse séquence de la roulette russe entre Robert De Niro et Christopher Walken, prisonniers des Nord-Vietnamiens, devenue culte. 

► La Porte du paradis (1980)
Après le succès, le fiasco. En 1980, Michael Cimino obtient 40 millions de dollars pour réaliser La Porte du paradis (Heaven's Gate), un western avec Isabelle Huppert, Chris Kristopherson et Christopher Walken. Le film relate la vie de James Averille, un petit propriétaire de ranch qui participa à la guerre du comté de Johnson, au cours de laquelle de pauvres immigrants européen se dressèrent contre de riches éleveurs du Wyoming. Bien qu'il soit aujourd'hui considéré comme un chef-d'oeuvre, le film connut un échec cuisant lors de sa sortie et fut responsable de la faillite de United Artists.

► L'année du dragon (1985) 
Michael Cimino renoue avec le succès en 1985 grâce à L'année du dragon (The Year of the Dragon), un long-métrage sur la mafia chinoise. Adapté du livre de Robert Daley, le film suit un flic désabusé (Mickey Rourke, du temps de sa splendeur) qui arrive à Chinatown pour tenter de stopper la vague de violence qui s'abat sur le quartier. Taxé de raciste envers la communauté asiatique, L'année du dragon crée à nouveau la polémique. 

 Le Sicilien (1987) 
La fin des années 1980 est marquée par une série d'échecs commerciaux pour Michael Cimino. Le Sicilien (The Sicilian, 1987), avec Christophe Lambert dans la peau du bandit Salvatore Giuliano ne trouve pas son public. Idem pour La Maison des otages (Desperate Hours, 1990) un thriller avec Mickey Rourke qui apparaît comme une œuvre mineure.
 

 The Sunchaser (1995) 
Michael Cimino attend 8 ans avant de repasser derrière la caméra avec The Sunchaser, son dernier film où il dirige Woody Harrelson. Ce dernier campe un médecin pris en otage par un jeune métis indien de 16 ans atteint d'un cancer. Les deux hommes partent pour un périple sur la terre des Navajos. Retiré des plateaux de cinéma depuis, Michael Cimino avait encore des projets, dont un film sur le Tour de France et l'adaptation de La Condition humaine de Malraux, qu'il n'aura jamais eu l'occasion de concrétiser. 
 

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Rania Hoballah

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