Elle n'a jamais caché son engagement pour le droit à mourir.
Dans un entretien à "Paris Match" la comédienne de 95 ans s'est confié avec sincérité sur sa fin de vie.
Une fin qu'elle imagine heureuse et entourée de tous ses proches.

Pour elle, la mort n'est pas un sujet tabou. Dans un entretien accordé à Paris Match, Line Renaud s'est confiée avec sincérité sur l'aide active à mourir. "Nous sommes en danger de mort au premier jour de notre existence. La mort est la compagne de la vie, cela devrait être enseigné à l'école", estime la comédienne de 95 ans qui a vu partir dans la souffrance plusieurs de ses proches. 

"Ma mère demandait à mourir, 's'il te plait fait quelque chose' me disait-elle. Loulou (son mari, ndlr) en 1995, atteint d'un cancer des os, et qu'on ne pouvait plus toucher. Je suppliais notre docteur", se remémore Line Renaud qui estime que quitter la France pour aller mourir en Suisse, en Belgique ou au Portugal, n'est pas une solution. "Encore faut-il en avoir les moyens, y mourir coûte 15.000 euros !", s'indigne-t-elle. 

C'est décidé, sans loi, je mourrai en résistante
Line Renaud

"Qu'on ne laisse plus souffrir les personnes condamnées", plaide Line Renaud. "Tout ce qui se passe en ce moment va dans ce sens. Les sondages montrent que, à 96%, les Français veulent que la loi existante évolue. La situation actuelle est très hypocrite : entre 2000 et 4000 euthanasies clandestines se pratiquent, dont deux tiers à l'insu des patients et de leurs proches", se désole la comédienne qui a suivi avec attention les conclusions de la convention citoyenne sur la fin de vie

Line Renaud souhaite, quant à elle, partir sereinement, entourée des gens qu'elle aime dans sa demeure de la Jonchère. "Dans mon lit, avec mon chien Pirate à côté de moi... s'il est encore en vie ! Je le caresserai, je lui demanderai de venir plus près de moi et il viendra plus près. Je serai entourée de tous mes proches avec qui je parlerai. Il faut que tout ça soit joyeux. J'ai envie de laisser une image apaisante. Mes amis souhaitent que je parte sans souffrir", explique-t-elle. Elle confie par ailleurs que si la souffrance arrive, elle n'hésiterait pas à contourner la loi. "C'est décidé, sans loi, je mourrai en résistante", conclue-t-elle. 


Rania HOBALLAH

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