C'était l'invitée surprise de la finale de "Koh-Lanta : le feu sacré" mardi soir sur TF1.
Au lendemain de sa défaite face à Frédéric, Tania est revenue pour nous sur son incroyable aventure.
Les temps forts de la soirée et la finale de la saison sont à revivre dès maintenant sur MYTF1.

La nuit a été courte pour Tania. Finaliste de "Koh-Lanta : le feu sacré", la jeune diététicienne a échoué face à Frédéric, le grand gagnant de la saison. Ce qui ne l'a pas empêché de célébrer son incroyable parcours avec ses proches. Éliminée à deux reprises, et revenue deux fois dans le jeu, l'auto-proclamée "phœnix" a déjoué les pronostics et les préjugés des autres candidats, elle qui détient désormais le record de votes contre elle lors des conseils. Enthousiaste, lucide et pleine d'humour, elle nous a raconté son aventure ce mercredi matin. Pour revoir la finale sur MYTF1, il suffit de cliquer ici !

Deux votes pour vous contre sept à Frédéric, ça ne vous a pas un peu étonnée ?

Sachant que tout le monde savait écrire mon nom sur le bulletin, ça m’a un peu étonnée, oui ! (Rires). Pour être honnête, je suis la candidate qui détient le record de votes pour l’éliminer lors des conseils. Donc avoir le soutien de deux personnes sur neuf, c’était déjà pas mal. Je préfère rester sur le positif. Et puis sincèrement, je ne m’attendais pas à gagner "Koh-Lanta" sachant que je n’avais pas gagné les poteaux.

L'alliance des filles n’était pas solide comme celle des garçons qui a perduré durant toute l’aventure
Tania

La victoire de Frédéric sur cette épreuve lui donnait un avantage décisif ?

Même sans les poteaux, il partait avec un avantage. Frédéric, c'est un stratège. Il sait parler aux personnes et malgré les trahisons, les autres ne lui en ont pas tenu rigueur. Moi, je n’avais pas vraiment d’alliés dans la tribu réunifiée. Alors les poteaux, c’était encore un plus pour lui.

Est-ce que vous espériez quand même un peu plus de solidarité féminine ? Seule Julie a voté pour vous…

Je ne voulais pas m’attendre à quelque chose et être déçue par la suite. Je préférais être surprise en positif si elles étaient amenées à voter pour moi. Mais dans le jeu, nous n’avons pas tissé des liens vraiment incroyables…

Il y a eu une alliance ponctuelle entre les filles pour éliminer Gilles. Mais elle était moins forte que celle qui unissait les garçons, non ? 

Complètement ! L’alliance des filles, c’était dans notre intérêt lors d’un conseil. Pour évincer Gilles parce qu’il était le plus apprécié de tous les aventuriers. S’il avait été amené à aller sur les poteaux, il aurait gagné contre n’importe qui, à mon avis. Autrement, cette alliance n’est pas allée plus loin. La preuve ? Au conseil suivant, je vote Quentin mais personne ne me suit. Ce n’était pas une alliance solide comme celle des garçons qui a perduré durant toute l’aventure.

Un tatouage en souvenir de l'aventure ?

Vous avez été éliminée une première fois lors de l’épisode 4, avant de revenir grâce à l’abandon de Benjamin. À l’époque, est-ce que vous vous imaginez aller aussi loin ensuite ?

Non, je ne m’imaginais rien du tout pour ne pas être déçue ! Je n’arrêtais pas de me dire que c’était du bonus. Je faisais un jour de plus, puis un autre, puis encore un autre… Pour la petite histoire, je voulais me faire faire un tatouage du nombre de jours que j’étais restée sur "Koh-Lanta". J’y ai pensé quand c’était 12, puis c’est devenu 13, 14, etc… C’est devenu 40 mais je crois que je ne vais pas me faire le tatouage finalement ! (Rires). "Koh-Lanta", c’est avant tout dans mon cœur et dans ma tête. Pas besoin de le graver sur ma peau !

Comme vous l’avez rappelé, vous détenez désormais le record de votes lors des conseils, avec 36 voix contre. C’est une fierté ? Ou bien c’est un peu vexant ? 

(Rires) C’est original ! J’en suis fière parce que ça veut dire que les autres n’ont pas réussi à m’évincer complètement du jeu. Ce n’est pas du tout vexant, au contraire. Je me dis que je suis une guerrière d’avoir encaissé les coups et d’être allée jusque-là. 

J’étais considérée comme la proie facile. Pourquoi se rapprocher de quelqu’un qu’on a vite décidé d’éliminer ?
Tania

Au début de l’aventure, les autres vous ont vite jugée trop faible, trop discrète. Comment l’expliquez-vous ? 

On a pensé que je ne voulais pas me mélanger aux autres, mais ce sont eux qui ne voulaient pas m’intégrer ! Je le dis objectivement. D’ailleurs heureusement qu’il y avait Benjamin dans l’équipe jaune sinon j’aurais passé mes journées à parler toute seule. Je revois des discussions où je vais vers Clémence et Laura qui ne me calculent pas du tout. C’est quelque chose que je n’avais jamais vécu dans la vie de tous les jours. Comment est-ce possible ? Pour moi, ça a vraiment été un choc. 

Mais comment l’expliquez-vous ? 

J’étais considérée comme la proie facile. Pourquoi se rapprocher de quelqu’un qu’on a vite décidé d’éliminer ? Après, il faut se rappeler que "Koh-Lanta" est un jeu. Et chacun le mène à sa façon.

Vous êtes éliminée une deuxième fois avant de revenir en battant Esteban sur un duel. À ce moment-là, vous vous voyez aller au bout ? 

Je n’ai jamais pensé aux poteaux ! Très tôt, j'ai surpris des discussions de Nicolas, de Frédéric, de Quentin, de Gilles qui parlaient de l’orientation et des poteaux. Même de Grace qui a abandonné ensuite. Pour moi, c’était tellement loin ! Je me disais que si je parvenais à passer la réunification, ce serait déjà incroyable. Si bien que même après mon deuxième retour, j’ai vécu au jour le jour, pour ne pas être déçue ensuite.

Le surnom de "phœnix", il est venu comment ?

C’est venu d’Esteban et moi, quand on était sur l’île des éliminés. Comme je revivais à chaque fois, on trouvait ça drôle ! J’étais le phœnix du feu sacré !

Une grave blessure avant de partir

Tania, il paraît que vous vous êtes grièvement blessée avant de partir à "Koh-Lanta". Racontez-nous…

Lors d’un match avec mon club de tennis, je me suis fait une fracture du plateau tibial. Je devais porter des béquilles pendant deux mois mais je l’ai fait seulement un mois pour pouvoir partir à "Koh-Lanta". J’ai perdu un peu en capacités physiques mais mentalement, j’étais là. La preuve ! Je me suis dit que j’allais me baser là-dessus, sachant quand même que je suis une sportive depuis toujours et que j’allais au moins réussir à me fondre dans la masse. Après le casting était très relevé au niveau sportif et ça a été dur. Ma plus grande peur, c’était que mon genou lâche. Mais il a tenu.

Ça vous a handicapé, freiné sur certaines épreuves ?

Sur certaines, oui. Il y a même plein d’épreuves où j’aurais performé différemment. Ce n’est pas un regret, mais j’aurais aimé pouvoir les vivre à 100%. Après, si j’avais été plus forte physiquement, on m’aurait évincé pour ça. Donc quelque part, c'était un mal pour un bien. Tout arrive pour une raison !

Avec mes soeurs et mon frère, on a prévu de construire nos maisons les unes à côté des autres
Tania

Vous avez souvent évoqué le soutien de votre famille durant l’aventure. Parlez-nous du lien particulier qui vous unit… 

Ma famille m’a porté durant toute l’aventure. C’est ma force, c’est ce qui m’a permis de tenir 40 jours avec des personnes avec qui je ne m’entendais pas forcément très bien. J’ai deux sœurs et un frère dont je suis très proche, on est tous comme des jumeaux. Ma mère dit toujours qu’elle voulait fonder une famille nombreuse pour que toute notre vie, on soit sûrs d’avoir des amis.

Vous vivez encore tous ensemble ? 

Plus pour le moment, mais c’est un petit break. Là, je vis avec mes parents et mon petit frère. Ma grande sœur joue au tennis et elle est beaucoup en déplacement. La plus jeune est aux États-Unis pour les études. Mais on a prévu de vivre dans la même rue et de construire nos maisons les unes à côté des autres. C’est notre but ! (Rires).

Une vraie star sur les réseaux sociaux

Dans la vie de tous les jours, vous êtes diététicienne. Depuis combien de temps êtes-vous à votre compte ? 

En fait je suis coach sportive depuis cinq ans, je donne des cours de tennis et de fitness. Et je suis diététicienne-nutritionniste depuis deux ans.

Lors de la finale, vous disiez vouloir investir pour vos activités professionnelles avec les 100.000 euros. La défaite remet tout en cause ou pas ? 

Vous allez rigoler mais je n’avais pas vraiment de "projet" comme je l’ai dit. Je n’ai pas fait "Koh-Lanta" pour l’argent. Si bien que lorsque la question s’est posée de savoir ce que je ferais en cas de victoire, j’ai réfléchi et j’ai réalisé que ma mission sur cette Terre, c’est d’aider les personnes à être mieux dans leur corps, dans leur peau. Dans leur vie. Si j’avais gagné, j’en aurais profité pour développer le côté "psychologie positive" de mes activités.

Vos projets à court terme, c’est quoi ?

Être heureuse avec ma famille ! Et continuer ma vie, mes coachings, les voyages. Je vis au jour le jour. C’est ma psychologie et c’est comme ça que je me sens bien.

Vous êtes devenue une star sur les réseaux durant la diffusion. Combien avez-vous pris d’abonnés sur Instagram ? 

Je crois que j’étais à 6.000 au début et là je suis monté à plus de 70.000 ! Je ne m’attendais à rien et je suis trop contente de cet engouement. Les gens m’aiment pour ce que je suis parce que je n’ai pas joué un rôle durant cette aventure. Et ça a payé. Je n’ai pas gagné les 100.000 euros mais j’ai gagné bien plus. Il y a des parents qui me disent que je suis un exemple pour leurs enfants. En fait tout l’amour que je reçois de toutes ces personnes, ça vaut bien plus que de l’argent.


Jérôme VERMELIN

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