VIDÉO - Jouets de Noël : le succès du film "Barbie" dope le marché de la poupée

par M.T | Reportage : Léa Kebdani, Maud Gatineau
Publié le 10 décembre 2023 à 17h48

Source : JT 13h WE

Les poupées Barbie ont retrouvé une certaine popularité l'été dernier avec le triomphe mondial du film de Greta Gerwig, et ses cinq millions d’entrées dans l’Hexagone.
Une stratégie qui porte aussi d'autres marques de poupées, qui tentent de se renouveler.

"Dans cette pièce il y a les poupées Barbie de toutes les époques", s'exclame Éric Chatillon, auteur de "Barbie en France 1963-1969, les années jouets rationnels". Cet expert connaît son sujet : "Elle va être hôtesse de l'air quand Ken est pilote, elle va être infirmière quand Ken est docteur. Maintenant, quand on regarde un coffret de 2018, c'est Barbie qui est pilote, et Ken qui est steward, donc les rôles ont changé", détaille-t-il dans le reportage en tête de cet article. 

Les poupées Barbie ont retrouvé une certaine popularité cet été avec la sortie immanquable du film de Greta Gerwig et ses cinq millions d’entrées dans l’Hexagone. Le blockbuster revendiqué féministe et porté par Margot Robbie et Ryan Gosling a enchaîné les records. L'épopée de Barbie et Ken, arrachés du monde merveilleux et artificiel de Barbieland pour se retrouver projetés dans un monde réel bien loin de leurs espérances, avait très vite signé le meilleur démarrage de l'année. Le film est par ailleurs resté numéro 1 au box-office américain pendant quatre semaines d'affilée. 

Le fait qu'il y ait un dessin animé multiplie les ventes par trois ou par quatre
Maxime Bonati, directeur de King Jouet

Barbie doit aujourd'hui s'adapter, la concurrence étant devenue de plus en plus rude. Dans les magasins, il est possible de trouver une multitude de poupées à l'effigie des dessins animés préférés des enfants. "Le fait qu'il y ait un dessin animé multiplie les ventes par trois ou par quatre par rapport à d'autres poupées qui ne possèdent pas de dessins animés", constate le directeur de King Jouet. 

"Avant, vous aviez les intemporels comme Barbie, aujourd'hui le fait qu'il y ait différents fournisseurs qui fabriquent plusieurs types de poupées différentes permet de toucher des cibles beaucoup plus larges et beaucoup plus importantes", ajoute Maxime Bonati. "Elles sont belles, ce sont des monstres, et j'aime bien les monstres", abonde une jeune cliente en fixant le rayon dédié aux poupées Monster High.

Les spécialistes du poupon se lancent sur le marché de la poupée mannequin

L’an dernier, les spécialistes du poupon se sont quant à eux lancés sur le créneau de la poupée mannequin. "50% du marché de la poupée s'articule autour de la poupée mannequin et on savait qu'on se privait quand même d'un marché certain", explique Sylvia Vénus, directrice de création chez Corolle, entreprise française de fabrication de poupons et poupées créée en 1979. 

Afin de se différencier des autres marques, la société a fait le choix de s’éloigner de la poupée femme, proposant un modèle adolescent. Un pari gagnant : 30.000 de ces poupées ont été vendues la première année. Ce Noël, l'objectif de Corolle est d'en vendre le double. Dans les entrepôts, tout le monde s'active pour atteindre cet objectif. "On a un afflux de commandes, 1200 commandes par jour. Il nous faut donc du renfort pour traiter toutes ces commandes pour que tout le monde ait ses petits paquets à temps au pied du sapin", nous explique la coordinatrice logistique. 


M.T | Reportage : Léa Kebdani, Maud Gatineau

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