Ticketmaster a dû annuler vendredi la vente publique des billets de la prochaine tournée de Taylor Swift après des ventes anticipées chaotiques.
La star n'a pas manqué de s'en plaindre.
Le département de la Justice a ouvert une enquête concernant le groupe pour s'informer sur la position dominante qu'il occupe sur ce marché, selon la presse américaine.

Rien ne va plus pour Ticketmaster. La plateforme essuie les critiques après la vente chaotique de premiers billets pour la tournée "Eras" de Taylor Swift, qui débute le 18 mars prochain, au point que la vedette pop américaine a elle-même étrillé Ticketmaster. Alors que les ventes anticipées se sont ouvertes, de nombreux fans de la chanteuse ont rapporté sur les réseaux sociaux des temps d'attentes interminables, des bugs et des prix qui se sont envolés en flèche. 

Le tacle de Taylor Swift

Au point que jeudi, la plateforme a été contrainte d'annoncer l'annulation de la vente publique qui devait démarrer vendredi, "en raison d'une demande particulièrement élevée (...) et d'un stock insuffisant de tickets restants". Malgré la vérification des comptes des fans et un système de codes pour l'achat des places en avance, Ticketmaster s'est plaint "d'un nombre vertigineux d'attaques de bots", des systèmes automatisés. L'entreprise dit avoir reçu 3,5 milliards de requêtes pour la vente de 2 millions de billets, mardi.

Mais face aux ratés, la chanteuse, interpellée par les Swifties, le nom donné à ses fans, a réagi. "C'est vraiment difficile pour moi de devoir m'en remettre à une entité extérieure", a réagi vendredi la star sur sa page Instagram, soulignant des années de relations particulières et de fidélité avec ses fans. "Et c'est atroce pour moi de voir des erreurs se produire sans rien pouvoir faire", a-t-elle ajouté.

Sans nommer directement Ticketmaster, la star de 32 ans a expliqué qu'elle n'avait pas l'intention de "chercher des excuses à qui que ce soit". "Nous leur avons demandé, à plusieurs reprises, s'ils pouvaient gérer ce type de demande et on nous a assuré qu'ils pouvaient", a-t-elle affirmé. "C'est vraiment formidable que 2,4 millions de personnes aient pu obtenir des billets, mais ça me met hors de moi que beaucoup d'entre elles aient l'impression d'avoir vécu un cauchemar pour les avoir", a-t-elle poursuivi, en promettant de faire tout son possible pour que la situation s'améliore.

Ces nombreux problèmes ont remis en lumière les critiques qui visent ce géant du secteur de la vente de billets, en position dominante depuis sa fusion en 2010 avec le géant du divertissement Live Nation, formant Live Nation Entertainment. Selon des associations de protection des consommateurs, son quasi-monopole lui permet "de faire flamber les prix, d'imposer des frais inutiles et coûteux et d'exploiter les artistes, les salles indépendantes et les fans". 

Les prix des concerts de la légende du rock Bruce Springsteen, qui s'étaient élevés pour certains à des milliers de dollars, avaient déjà provoqué un tollé en début d'année. Vendredi, le New York Times a annoncé, en citant des sources anonymes proches du dossier, que le département de la Justice avait ouvert une enquête antitrust sur Live Nation Entertainment. Dans une déclaration publiée sur son site web vendredi soir, l'entreprise a déclaré qu'elle "prend au sérieux ses responsabilités en vertu des lois antitrust et ne s'engage pas dans des comportements qui pourraient justifier des litiges antitrust".


A. Lo.

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