Interview

Charlotte Gaccio dans "Sam" : "Je suis une maman qui fait ce qu'elle peut !"

Publié le 22 janvier 2024 à 18h26

Source : Sujet TF1 Info

Charlotte Gaccio est à l'affiche de la septième saison de "Sam", qui s'achève ce lundi soir sur TF1.
La comédienne retrouve le personnage d'Aurélie, une prof timide qui parvient enfin à s'affirmer grâce à la maternité.
L'ex-candidate de "Mask Singer" qui joue aussi dans "Demain nous appartient" s'est confiée à TF1info.

Elle fait partie du casting depuis le début de la série. Charlotte Gaccio retrouve le personnage d'Aurélie dans la septième saison de Sam, qui s'achève ce lundi soir sur TF1. Désormais maman d'une petite Pivoine, la prof timide et mal dans sa peau a pris de l'assurance au contact de Sam. Maman de jumeaux, l'ex-candidate de "Mask Singer" s'est confiée à TF1info sur l'évolution de son personnage, mais également sur son amour de la musique et sa lutte contre la grossophobie, un fléau dont elle a été victime.

Dans cette nouvelle saison, Aurélie découvre les joies de la maternité. Comment ça se passe pour elle ? 

Elle est un peu débordée et elle ne dort pas beaucoup. Et puis elle a tout le temps son bébé greffé sur elle ! Aurélie a du mal à lâcher sa fille, ce que je peux tout à fait comprendre. Mais la maternité lui permet aussi de s'affirmer, d'autant qu'elle a décidé de se lancer dans cette aventure en solo. Elle est plus droite dans ses bottes. Et au final, même s'il n'y a pas de papa, elle n'est pas seule dans cette grande maison aux allures d'auberge espagnole. Tout le monde autour d'elle l'aide et la soutient. 

L'éducation, c'est très difficile, c'est bien que la parole se libère
Charlotte Gaccio

Dans la vie, vous êtes maman de jumeaux, Roméo et Zoé âgés de 6 ans. Quel genre de mère êtes-vous ? 

Une maman qui fait ce qu'elle peut ! (Rires) J'essaye tout : l'éducation bienveillante, les punitions. Il y a des choses qui marchent un jour, mais pas le lendemain. L'éducation, c'est très difficile, et c'est bien que la parole se libère aujourd'hui à ce sujet. Mais une chose est sûre : je suis une maman folle d'amour. 

Découvrir Hélène de Fougerolles dans le rôle de Sam, ça vous a fait plaisir ? 

Oui, car j'étais certaine qu'elle serait parfaite ! C'est le premier nom qui m'est venu quand on a su que Natacha Lindinger partait. Hélène de Fougerolles a l'âge, le physique, l'attitude, le charisme nécessaires. En plus, elle venait d'arrêter Balthazar. Elle a repris le rôle de Sam avec beaucoup d'humilité et de modestie. Elle avait vraiment envie de continuer à faire exister ce personnage. 

J'ai tourné "Mask Singer" en même temps que "Sam" et "Demain nous appartient" !
Charlotte Gaccio

On vous a également vue dans "Mask Singer" en 2023. C'était comment cette expérience ? 

C'était dingue, d'autant que j'ai tourné "Mask Singer" en même temps que Sam et Demain nous appartient ! J'étais un peu fatiguée, disons-le. En plus j'avais des enfants à gérer et des galères de nounou à régler ! Mais j'étais très heureuse de participer à ce programme, d'autant qu'on me l'avait proposé il y a deux ans et que ça ne s'était pas fait. Et je tiens à dire que j'ai été prise avant que ma maman, Michèle Bernier, ne soit dans le jury.

Savait-elle que vous vous cachiez sous le personnage de la Méduse ? 

Non, elle ne le savait pas ! Le plus drôle, c'est que mes enfants m'ont immédiatement reconnue. Il faut dire qu'ils m'entendent chanter à la maison toute la journée. 

On me reprochera toujours d'être la fille de mes parents
Charlotte Gaccio

L'émission vous a-t-elle donné envie d'aller plus loin dans la musique ? 

C'est vrai que mon premier amour, ça a été la chanson. Mais ça ne s'est jamais fait, je n'ai jamais réussi à aller au bout. Et au moment où je m'essoufflais un peu, la comédie est arrivée dans ma vie, donc il n'y a pas de frustration. Mais c'est certain que remettre le pied là-dedans, ça m'a donné envie de chanter à nouveau. S'il y avait une petite porte qui s'ouvrait à ce niveau-là, je m'engouffrerai dedans ! Mon rêve ultime serait une comédie musicale. 

On fustige beaucoup "les enfants de". Le ressentez-vous ?

Ça fait partie de mon sac à dos. On me reprochera toujours d'être la fille de mes parents. Mais moi, je suis droite dans mes bottes, car je connais la vérité : je suis là parce que j'ai travaillé et que j'ai passé des castings. Pas parce que ma mère a passé un coup de fil. Et puis, on ne peut pas reprocher à des parents de vouloir aider leurs enfants, pour ceux qui le font. 

Vous avez aussi dénoncé la grossophobie dans le documentaire "Pourquoi nous détestent-ils, nous, les gros ?". Trouvez-vous que les choses bougent ?  

Les choses changent un peu, notamment dans la fiction américaine qui fait attention à ce que tout le monde soit bien représenté. Mais ça reste compliqué de voyager, d'être embauché ou de s'habiller quand on est gros. Il y a un peu plus de bonne conscience, peut-être avec certaines marques, mais ça reste limité. Pour ce qui est de ma problématique personnelle, les personnages que j'incarne sont rarement définis par leur physique. C'est le cas dans Demain nous appartient et dans Sam. Je suis assez protégée là-dessus. En fait, ça devrait être un non-sujet.


Rania HOBALLAH

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