Sept à huit

"Je n'ai pas le droit de me plaindre" : Enrico Macias souriant malgré les épreuves

La rédaction de LCI
Publié le 19 juillet 2021 à 12h52
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Source : Sept à huit

PORTRAIT - "Sept à Huit" a rediffusé dimanche l'interview d'Enrico Macias menée en janvier par Audrey Crespo-Mara. À cette occasion, nous republions les confidences du chanteur qui résiste aux coups durs après sa condamnation à rembourser une fortune à une banque et la perte de son épouse.

Toutes ses phrases sont ponctuées d'un rire sonore et franc. Âgé de 82 ans, le chanteur Enrico Macias n'a rien perdu de sa chaleur et de sa gouaille. Mais derrière son sourire éclatant, le compositeur et acteur français cache ses récentes blessures. À commencer par la maladie du Covid-19 qui l'a touché il y a quelques mois. "Je ne me sentais pas bien, j'étais très fatigué. Ils ont vu le Covid-19 dans mes poumons", raconte l'octogénaire. Autour de lui, plusieurs de ses amis ont succombé à l'épidémie. À ce moment-là, l'homme pensait qu'il allait y rester. À tort. "Finalement, ce n'était pas si grave, il a dû vouloir me demander un autographe", sourit-il avant d'ajouter "il m'a épargné".

Mais quelques mois plus tard, l'interprète d'Adieu mon pays se retrouve de nouveau dans un lit d'hôpital. Cette fois-ci, l'Oriental de la chanson française est tombé et il s'est cassé le col du fémur. "Le fémur des lamentations", plaisante le chanteur qui se revendique comme "juif berbère arabe". Aujourd'hui, l'artiste va mieux, il est presque entièrement remis de sa chute. Une dernière étape reste encore à franchir : "Je n'arrive toujours pas à mettre mes chaussettes", rit-il.

Outre ces embûches médicales, il est aussi confronté à des problèmes d'ordre financier. En 2008, Enrico Macias se retrouve ruiné après la crise financière. La raison ? Il avait hypothéqué sa maison auprès d'une banque islandaise qui a fait faillite par la suite. Ses créanciers lui réclament alors 35 millions d'euros et veulent saisir son bien. "Je ne peux pas m'exprimer complètement à ce sujet, je suis en procédure", balaye-t-il. Quand tout sera terminé, il promet de raconter les détails :"Peut-être que je serai ruiné mais je m'en fous."

Je n'ai pas le droit de me plaindre

Enrico Macias

Lors de la crise financière de 2008, un autre coup violent est porté au chanteur : la mort de sa femme. "J'ai eu deux chocs en même temps. Elle s'est éteinte dans mes bras", reprend-il. D'elle, il a conservé ses effets personnels comme son parfum ou encore son dentifrice qui sont restés intacts. "Elle me parle dans mes rêves", confie-t-il en souriant. Ce qui lui permet de garder sa bonne humeur, c'est avant tout son entourage et particulièrement sa famille. Il a deux enfants et cinq petits-enfants. "Ça m'aide énormément. Ça dépasse tous les autres amours, je n’ai pas le droit de me plaindre", estime Enrico Macias. 

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Sa famille, c'est aussi l'Algérie qu'il a quittée à l'âge de 22 ans. "Ça a été une très grande déchirure", décrit-il. Le chanteur pied-noir évoque la mort de son beau-père -son "maître dans la musique arabo-andalouse"- qui a été assassiné par le Front de libération nationale (FLN). À la suite de cet événement, Enrico Macias a décidé de quitter sa terre natale qu'il ne reverra plus.  Sur le bateau, il composera la chanson qui deviendra le symbole de l'exil des Pieds-noirs. 


La rédaction de LCI

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