VIDÉO - "J'ai fondu en larmes" : Vincent Lagaf' raconte ses retrouvailles douloureuses avec sa mère biologique

par La rédaction de TF1info | Propos recueillis par Audrey Crespo-Mara
Publié le 1 janvier 2024 à 11h24
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Source : Sept à huit

"Sept à Huit" a rediffusé ce dimanche l'interview réalisée en avril dernier de Vincent Lagaf'.
Un témoignage poignant dans lequel l'ancien animateur du Bigdil revient sur son enfance difficile dans sa famille adoptive.
L'animateur raconte également à Audrey Crespo-Mara ses retrouvailles avec sa mère biologique, qui l’avait confié aux services sociaux à l’âge de 6 mois.

Enfant pupille de l’assistance publique, avant devenir le célèbre amuseur cathodique que l'on connaît, Vincent Lagaf, de son vrai nom Vincent Rouïl, s'est pour la première fois livré dans une autobiographie publiée en 2023. Un récit fort, poignant, mais aussi porteur d’espoir. Dans Je m'appelais Franck*, le prénom qui lui avait été donné avant son adoption, l'animateur de télévision relate son histoire. Celle d’un petit garçon inconsolable, mal aimé, même par ses parents adoptifs, devenu une star du petit écran. "J’ai été confié à l’assistance publique à l’âge de 6 mois", raconte l’ancien animateur de télévision dans la vidéo de "Sept à Huit" en tête de cet article,  son "portrait de la semaine" dressé en avril dernier par Audrey Crespo-Mara, rediffusé sur TF1 ce dimanche 31 décembre.

"Ma mère savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas s’en sortir et subvenir à mes besoins. Donc, elle a pris cette décision, courageuse, sage, de dire : il faut qu’il ait sa chance. Donc, je le confie", explique  l'ancien animateur du Bigdil dans cet entretien. Le petit Franck passe deux ans dans un orphelinat à Mont-Saint-Aignan, en Seine-Maritime, avant d’être adopté, avec sa petite sœur, par un couple, qui décide de lui changer son prénom. À partir de ce jour-là, il ne s'appellera plus Franck. "Quand on m’a appelé Vincent, au début, j’imagine que je ne devais pas tourner la tête tout de suite, plaisante-t-il. Aujourd’hui, ça me choque, parce qu’on te retire ton identité".

De l'affection, Vincent Lagaf' dit en avoir manqué pendant son enfance. De l’attention aussi, sa mère adoptive avait d'ailleurs la fâcheuse tendance à l’oublier partout. "Elle m’a oublié en bagnole, dans le bain, à la caisse du supermarché, au cinéma… Et, en plus, je me faisais engueuler : ‘Ohhh, tu ne peux pas suivre !’", se souvient-il. Son père, quant à lui, préférait la violence aux mots. "Je prenais autant de claques sur le cul que j’avais de mauvaises notes", se souvient l’animateur de télévision, qui dit n’avoir jamais entendu une seule fois "Je t'aime" sortir de la bouche de ses parents.

J’avais besoin de savoir si j’étais un enfant issu du viol ou d’un inceste
Vincent Lagaf'

Un jour, il y a 14 ans, Vincent Lagaf’ décide d’entamer des démarches pour savoir qui est sa mère biologique. "J’avais besoin de savoir si j’étais un enfant issu du viol ou d’un inceste", explique-t-il. Un procureur va alors lui donner un sacré coup de pouce. "Il soulève son sous-main et me donne une enveloppe. Et il me dit : ‘Je n’ai pas le droit de vous le donner, mais c’est votre acte de naissance et votre suivi médical. Appelez-moi ce soir et je vous confirmerai si l’adresse de votre maman est la bonne. Et, finalement, c’était la bonne !", se remémore l’humoriste. Sauf que la première entrevue avec sa mère biologique ne va se passer comme il l'imaginait. 

"Madame, vous savez qui je suis ?"

En arrivant devant le portail, relate l'humoriste, "je vois une dame qui sort de la maison et je lui dis : ‘Madame, vous êtes Lucienne ?’. Elle me répond : ‘Je vais vous demander de partir, Monsieur !’. Alors, je lui dis : ‘Madame, vous savez qui je suis ?’. Elle me dit : ‘Oui, Monsieur, je sais parfaitement qui vous êtes. Et je vais vous demander de quitter les lieux, tout de suite !’ Je suis retourné dans la voiture et j’ai fondu en larmes comme jamais". Finalement, sur les conseils de sa compagne, il décide de la rappeler par téléphone en se présentant d'emblée. Après un long silence, Lucienne accepte de le rencontrer. "Je l’ai simplement écoutée, sans rien dire", se souvient, encore ému, le chanteur de "Bo le lavabo". 

Sa mère biologique lui explique les raisons de son abandon. Qu'elle avait 18 ans et n’avait pas un rond en poche, lorsqu’elle rencontra Roger, son père biologique. Qu’à l’époque, il était marié, avait deux gamins et a pris la poudre d’escampette le jour de sa naissance. Il apprend aussi que sa mère a eu deux autres enfants, deux garçons, comme lui, qui se prénomment Franck et dont le premier lui aussi été retiré. Vincent Lagaf’ dit ne l'avoir plus jamais revue depuis ce jour. Il sait juste qu’elle est vivante. À la fin de leur entrevue, sa mère biologique lui avait demandé une photo de son petit-fils. Pour lui, la plus belle preuve d'amour.

* Paru chez XO Editions


La rédaction de TF1info | Propos recueillis par Audrey Crespo-Mara

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