Dans notre pays, des musées installés dans des villes de taille moyenne abritent des œuvres de très grande valeur.
Mais ces institutions n'ont pas beaucoup de moyens, et leur système de protection est souvent défaillant.
Les voleurs en profitent.

C'est un mystère que la petite ville de Guérande (Loire-Atlantique) n'a pas encore résolu. Derrière une forteresse qui semble imprenable, il y a un musée où un vol a été pourtant commis en septembre 2022. Une dent de cachalot gravée en ivoire de 17 cm a été dérobée en plein jour. Un vol presque enfantin dont l'auteur n'a pas été identifié.

Cette dent en ivoire est estimée à 800 euros par le musée. Mais quel que soit le préjudice, qu'il s'agisse de centaines ou de milliers d'euros, à chaque vol, c'est l'Office centrale de lutte contre le trafic de biens culturels, service de police spécialisé, qui entre en jeu. Il répertorie tous les objets d'art dérobés pour surveiller d'éventuelles reventes. L'autre mission de l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels est de conseiller les musées sur leur sécurité. Dans leurs fichiers, on trouve 224 objets volés dont 182 appartiennent à de petites structures.

Dans certains musées, des failles dans le système de vidéosurveillance ont été constatées. C'est ce qui est arrivé au Musée d'art contemporain d'Orléans. En juin 2022, une toile d'un artiste féministe, exposée à l'extérieur, a été volée. Depuis, l'artiste a recréé l'œuvre, et le musée a renforcé sa sécurité. En plus des traditionnelles caméras et alarmes aux fenêtres, l'institut Giacometti à Paris a installé des détecteurs de vibration sous les sculptures. En 2022, une quinzaine d'œuvres d'art ont été volées dans des musées français.


La rédaction de TF1 | Reportage Marie Belot, Marine Giraud

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