La famille royale a célébré ses premières fêtes de fin d’année sans sa matriarche, décédée trois mois plus tôt.
Un week-end notamment marqué par le premier discours de Noël du nouveau souverain devant les Britanniques dimanche 25 décembre.
Saluée par la presse, son allocution renforce un clan plus soudé que jamais malgré les polémiques.

Il a emprunté ce chemin des dizaines de fois. Mais ce dimanche, c’est en qualité de roi que Charles III a mené la famille royale vers l’église St Mary Magdalene à Sandringham. Parapluie en main, le souverain était accompagné de son épouse Camilla et de son cercle le plus proche - sauf sa sœur Anne, souffrante - pour assister à la traditionnelle messe du matin de Noël. Un 25 décembre forcément pas comme les autres, où Elizabeth II était dans toutes les têtes trois mois après sa mort. Quelques heures plus tard, la télévision britannique diffusait le tout premier discours de Noël du souverain.

Son allocution a été enregistrée à la chapelle St George, "si proche de l’endroit où repose sa mère bien aimée avec son cher père". "Noël est une époque particulièrement poignante pour nous tous qui avons perdu des êtres chers. Nous ressentons leur absence à chaque tournant familier de cette période et nous souvenons d’eux à chaque tradition précieuse", déclare Charles III en ouverture d’une prise de parole aussi émouvante que politique. Pendant près de 10 minutes, il loue "la solidarité" des Britanniques qui "travaillent sans relâche", "les grandes inquiétudes et épreuves" de ceux qui "cherchent des moyens de payer leurs factures ou de nourrir et chauffer leurs familles" alors que le Royaume-Uni est touché par sa plus grave crise depuis les années 80.

Charles, "roi des coeurs" pour la presse

Disséqué jusqu’à plus soif par la presse britannique, le discours du roi faisait la Une des journaux les plus populaires du royaume ce lundi matin. Avec un même avis : cette première adresse à la nation a fait carton plein. Le Daily Express le surnomme déjà "King of caring", le roi de la bienveillance. The Sun opte pour "King of Hearts", le roi des cœurs – comme un clin d’œil à sa défunte épouse Diana elle aussi appelée reine des cœurs. Le tabloïd choisit pourtant une photo pleine page de Kate qui "scintille". Car plus que le règne naissant du souverain, c’est l’ensemble des Windsor que ce week-end a semblé remettre sur les rails.

Les médias britanniques s’accordent pour dire que Charles III fait un sans-faute depuis son accession au trône. Mais son succès est essentiellement familial. Lui qui se bat depuis plusieurs mois pour restreindre le noyau de la monarchie à ses héritiers directs a trouvé en William et Kate ses relais parfaits, adeptes comme la vieille garde du "never complain, never explain". "Ne jamais se plaindre, ne jamais expliquer". Ne comptez pas sur eux pour réagir aux polémiques médiatiques qui secouent leur clan. 

Des "Fab Four" aux "Sept magnifiques"

Le palais est resté silencieux après la parution du documentaire Netflix consacré à Harry et Meghan. Il n’a rien dit non plus après la publication d’une virulente tribune misogyne de Jeremy Clarkson dans laquelle il écrit toute la haine qu’il éprouve pour l’ancienne actrice. Les Sussex étaient les grands absents des festivités de Noël à Sandringham. Le fait qu’ils n’aient pas été cités par Charles III dans son discours est "un message puissant" selon le Telegraph, notant que le souverain "s’était élevé au-dessus de la mêlée". Mise à l’arrêt par la pandémie, la déambulation royale de dimanche matin a mis la lumière sur l’avenir de la monarchie.

La princesse et le prince de Galles étaient accompagnés pour la première fois de leurs trois enfants, dont le prince Louis qui n’avait encore jamais rejoint ses aînés pour la messe de Noël. Star du jubilé avec ses facéties et ses grimaces, le petit garçon de 4 ans a réchauffé le cœur des badauds qui attendaient dans le froid. Sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, il salue énergiquement la foule, s’amuse devant un chien qui aboie un peu trop fort et court avec en main les cadeaux reçus par les admirateurs de la famille royale. "Une pile électrique" selon le Daily Mail qui demande à ses lecteurs "d’oublier les Fab Four", surnom donné à Kate, William, Meghan et Harry au même endroit il y a cinq ans. "Maintenant, nous avons les Sept magnifiques", écrit le tabloïd. Signe que la relève est en marche.


Delphine DE FREITAS

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