VIDÉO - Sa mère décédée en Ehpad, Sandrine Bonnaire témoigne sur LCI : "On ne reconnaît pas nos aînés"

Publié le 1 décembre 2023 à 9h35

Source : TF1 Info

La comédienne française a annoncé en début de semaine son intention de porter plainte suite à la mort de sa mère qui séjournait en Ehpad.
Très émue, elle a regretté l’inaction de la classe politique et le manque de considération général pour nos aînés.
Mercredi, la Première ministre Elisabeth Borne a promis de réactiver un texte de loi sur le grand âge, abandonné lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron.

C’est une Sandrine Bonnaire bouleversée qui a répondu ce vendredi matin aux questions de Jean-Baptiste Boursier en duplex dans la matinale de LCI. Dans un message posté il y a 48 heures sur les réseaux sociaux, la comédienne française révélait son intention de porter plainte suite à la mort de sa mère Lucienne, victime selon "de négligences et de maltraitances" dans l’Ehpad où elle résidait. 

"On connait les problématiques depuis trois ans dans cet Ehpad", a-t-elle précisé au sujet cet établissement, sans le nommer. "Ça commence par des petites choses et ça finit par un décès", a-t-elle déploré, trop émue pour livrer les détails. "C’est plein d’éléments qui font que je ne suis pas la seule à avoir ce genre de drame."

Je n’ai pas la prétention d’être la porte-parole. Mais un peu quand même
Sandrine Bonnaire

Près de deux ans après la parution du livre choc de Victor Castanet, Les Fossoyeurs, Sandrine Bonnaire regrette le manque d’action de l’État sur ces questions. "Au niveau des démarches politiques, je ne sais pas ce qu’il faut faire. En revanche, pour ma maman, je témoigne. Et je témoigne au nom de plein de gens. Je n’ai pas la prétention d’être la porte-parole. Mais un peu quand même."

"Peut-on parler de rupture de confiance ?", lui a demandé Jean-Baptiste Boursier, rappelant que la mère de la comédienne vivait dans un établissement public. "Ce n’est pas une rupture de confiance. On ne peut pas dire ça", a corrigé la comédienne. "C’est une inconsidération. On ne reconnaît pas nos aînés."

Interrogée mercredi à l’Assemblée, la Première ministre Elisabeth Borne a "souhaité" qu'un texte de loi de programmation sur le grand âge, très attendu mais abandonné lors du précédent quinquennat faute de financement, "puisse être présenté d'ici à l'été", avec adoption au second semestre 2024.

Selon un rapport du Haut commissariat au plan de février 2023, le nombre de Français de 75 à 84 ans va augmenter de 50% entre 2020 et 2030, passant de 4,1 millions à 6,1 millions. Dans la décennie suivante, le nombre des plus de 85 ans augmentera de plus de 50%. L'âge moyen d'entrée en Ehpad est aujourd’hui de 85 ans.


Jérôme VERMELIN

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