LE WE 20H

VIDÉO - Dans l'antre d'un inventeur de jeux de société

TF1info | Reportage : Charles Diwo, Quentin Danjou
Publié le 4 décembre 2022 à 14h27
JT Perso

Source : TF1 Info

Non seulement ils n'ont pas disparu, mais ils sont devenus "tendance".
De nombreux jeux de société seront encore sous les sapins cette année.
Mais leur création doit moins aux lutins du père Noël, qu'à des inventeurs géniaux.
TF1 a rencontré l'un d'entre eux, qui nous dévoile ses secrets.

On prête à peine attention à leur nom, sur la boîte du jeu de société que l'on vient d'ouvrir, pour une partie en famille, ou entre amis. Pourtant, à l'origine de chacun de ces jeux, il y a un créateur qui a pensé son univers et ses règles d'un bout à l'autre. Une équipe de TF1 a rencontré l'un d'entre eux, pour le reportage que l'on peut voir en tête de cet article.

Bruno Cathala est l'inventeur de plus de 150 jeux de société. De son tout premier, "Sans foi ni loi", dans l'univers du western, à "Jamaica", une course de bateaux pirates autour d'une île, il a imaginé les thèmes et mis au point toutes les règles de ces jeux, parfois en collaboration avec d'autres auteurs. Il est l'un des rares créateurs de jeux à en vivre complètement, porté par plusieurs succès dont un qui s'est vendu à 1,5 million d'exemplaires. 

Une idée, c'est quelque chose qui vient quand on lâche prise

Bruno Cathala

À chaque fois, nous explique Bruno Cathala, c'est le même processus. "Déjà, il faut une idée de départ", nous explique-t-il, mais "une idée, c'est quelque chose qui vient quand on lâche prise, quand on fait quelque chose qui n'a rien à voir avec le jeu". Quand on tient le thème, il doit travailler sa mise en œuvre. Une paire de ciseaux, du carton, et un prototype du jeu commence à apparaître. Mais il faudra le tester longtemps, c'est-à-dire jouer, et affiner les règles petit à petit. De l'idée de départ à un jeu de société prêt à l'emploi, il faut environ deux ans. Mais ce n'est pas la fin de la route.

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Le jeu doit ensuite trouver son éditeur. Dans la maison d'édition Dujardin, par exemple, les jeux proposés sont scrupuleusement étudiés. Ici, c'est Antoine qui a la lourde tâche de recevoir toutes les propositions, près de 200 par an, des plus sérieuses aux plus fantasques... dont la majorité ne sera jamais éditée. "Une fois, j'ai reçu quelqu'un qui pensait avoir réinventé le jeu de cartes", nous confie le responsable, "avec des chiffres qui allaient jusqu'à douze". Toutes ces idées n'auront pas le succès du "Mille Bornes", qui fait la fierté de la maison, et qui a été vendu à plus de 10 millions d'exemplaires depuis sa création en 1954.


TF1info | Reportage : Charles Diwo, Quentin Danjou

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