VIDÉO - Enfance, rêves d'espace... Thomas Pesquet revient sur son parcours dans Sept à Huit

par Virginie FAUROUX | Propos recueillis par Audrey Crespo-Mara
Publié le 16 octobre 2023 à 7h30

Source : TF1 Info

Après deux missions dans l'espace, l'astronaute Thomas Pesquet a décidé de coucher sur le papier les coulisses de ses aventures.
Son livre, "Ma vie sans gravité", sortira le 18 octobre.
Pour l'occasion, ce chouchou des Français a confié ses rêves d'étoiles à Audrey Crespo-Mara dans Sept à Huit.

À deux reprises, il a fait scintiller les yeux des Français. Deux séjours de six mois dans la Station spatiale internationale (ISS), à 400 km de la Terre. Le premier en 2016 puis en 2021. Depuis, Thomas Pesquet est devenu le meilleur ambassadeur de la conquête spatiale, avec une popularité au zénith. Il est actuellement la deuxième personnalité préférée des Français, derrière l'inamovible Jean-Jacques Goldman. Mais pour en arriver là, il a fallu faire de nombreux efforts et sacrifices. D'autant que l'aventure cosmique de ce Normand, né à Rouen le 27 février 1978, a commencé très tôt. 

Dès l'âge de deux ans, bien installé et concentré dans un carton de déménagement, il avait déjà des rêves d'étoiles plein la tête. Cet habitacle fait de bric et de broc, "c'est mon premier vaisseau spatial", lance-t-il à Audrey Crespo-Mara dans la vidéo en tête de cet article. Avant de préciser : "Je pense qu'il y a un peu la figure du héros, on rêve de quelque chose quand on est petit, donc le côté casqué, un peu héroïque, c'était ça qui m'attirait". 

Ça tourne très vite, 28.000 km/h autour de la Terre, c'est un tour entier en 1h30
Thomas Pesquet

Un rêve qui devient très vite réalité, puisque Thomas Pesquet enchaîne les étapes à vitesse grand V : ingénieur aéronautique, pilote de ligne chez Air France... il n'a qu'un seul but : piloter et voler. "Voir la Terre d'en haut, voler, c'est quelque chose qui me plaît énormément", dit-il. Jusqu'au jour où il apprend que l'Agence spatiale européenne recrute des astronautes. Après un temps d'hésitation, et 8.413 inscrits face à lui, il fera partie des six pilotes européens à être finalement engagés. 

Et, après sept ans d'entraînement, le spationaute français décollera de Baïkonour. Direction : l'ISS. Non sans avoir fait avant son testament et laissé les codes de sa banque à sa femme, au cas où. "Malheureusement, il faut penser à tout. Ça se passe bien dans la plupart des cas, mais il y a quand même des gens qui ne sont pas revenus de mission et il faut mettre en ordre sa vie. Donc, c'est compliqué pour les proches qui restent derrière et qu'on abandonne. C'est un peu un abandon de partir pendant six mois", admet-il. 

Une fois en orbite s'offre alors à lui le spectacle de toute une vie, celui d'avoir la Terre à ses pieds. "Même si on l'a vu en photo, c'est un peu un choc. La voir en vrai, c'est quand même très spécial. On s'habitue aussi à la vitesse parce que ce n'est pas que de l'altitude, c'est aussi traverser l'Atlantique en 10 minutes. Ça tourne très vite, 28 000 km/h autour de la Terre, c'est un tour entier en 1h30", raconte-t-il. Lors de cette mission, Thomas Pesquet aura à cœur de partager son expérience avec le public, notamment les enfants, via les réseaux sociaux, en postant de nombreuses photos de la planète, prises depuis la coupole d'observation de la Station. Des clichés qui lui font prendre conscience de la fragilité de notre planète bleue. "Tout ce qu'on a, c'est là. Il n'y a rien ailleurs. Donc, soit on utilise correctement ce qui est là et on arrive à faire quelque chose de bien pour que la situation continue le plus longtemps possible, soit ça va mal se finir", prévient-il. 

Aujourd'hui, pour l'astronaute français, l'ISS n'est qu'une marche pour l'ailleurs. En ligne de mire, il a désormais la Lune : "Je fais partie des cinq ou six personnes en Europe qui pourrait candidater à ça. Marcher sur un autre objet céleste que la Terre, ça reste quand même un peu le Graal", conclut-il. 


Virginie FAUROUX | Propos recueillis par Audrey Crespo-Mara

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