De nombreux conservatoires et écoles de musique manquent de moyens.
En cause, l'augmentation des salaires des professeurs liée à l'inflation, et une baisse des subventions.
Le JT de TF1 s'est penché sur le phénomène.

Ultime répétition pour les élèves d'une école de musique où le JT de TF1 s'est rendu. Une fois par semaine, avec deux de leurs professeurs, ils se retrouvent pour préparer le spectacle de fin d'année. Mais c'est peut-être le dernier. Une fin redoutée par ces apprentis musiciens. 

Six professeurs et un intervenant encadrent 180 élèves au total. Une association menacée de disparition depuis la suppression d'une subvention régionale. Résultat : il manque aujourd'hui 40.000 euros pour boucler le budget, malgré l'augmentation des tarifs en début d'année. "On est passé à 70 euros par mois. On ne pourra pas suivre éternellement", souligne la mère d'une jeune chanteuse. Le patron de l'école, Julien Roy, ajoute : "Si on passe à 100 euros, on est sûr de perdre 20% des adhérents et le peu qu'on va gagner en delta, on va le reperdre en volume global donc ce n'est pas la solution. Il faut rester dans notre tarif attractif et avec des minimas sociaux."

Un exercice d'équilibre financier auquel de plus en plus d'écoles de musique sont confrontés partout en France. En cause, une augmentation des salaires des professeurs liée à l'inflation, et une baisse des subventions. "Jusqu'à maintenant, on parlait de baisse d'heures de contrat, aujourd'hui c'est carrément qu'on ferme l'école de musique, terminé. Le discours en est là aujourd'hui. Ce n'était pas le cas il y a deux ans", déplore Dominique Jougla, trésorier adjoint de la Confédération musicale de France. 

Des difficultés qui touchent aussi les conservatoires. Dans l'établissement situé à Guéret, où nos journalistes se sont rendus, les 41 professeurs interviennent au quatre coins de la Creuse pour des cours individuels ou collectifs. Des déplacements mutualisés en partie par le département, principal gestionnaire, à la recherche de nouvelles pistes. 

Catherine Defemme, vice-présidente de la Culture au Conseil départemental, évoque la  possibilité d'"aller chercher d'autres financeurs, des mécènes avec beaucoup plus de possibilités. Il ne faut rien s'interdire."


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : C. Parédés, E. Sarre

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