Accord conclu avec Alstom : Montebourg se félicite d'avoir "gagné la bataille industrielle"

Le service METRONEWS
Publié le 22 juin 2014 à 21h19
Accord conclu avec Alstom : Montebourg se félicite d'avoir "gagné la bataille industrielle"

ECONOMIE - Un accord a été conclu dimanche avec Bouygues pour que l'État puisse entrer au conseil d'administration d'Alstom dès que l'alliance avec General Electric sera finalisée, a annoncé le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg sur France 2.

L'Etat a annoncé dimanche avoir trouvé un accord avec Bouygues pour entrer au conseil d'administration d'Alstom, dès que l'alliance avec General Electric sera finalisée. Il a également expliqué qu'il se donnait du temps pour acheter au meilleur prix les 20% de capital qu'il convoite.

"Nous avons un accord qui a été conclu cet après-midi et qui permet à l'État de devenir le principal actionnaire d'Alstom à hauteur de 20% comme prévu de manière à assurer la pérennité de l'alliance entre General Electric et Alstom", a déclaré le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg sur France 2.

"Bataille industrielle gagnée"

L'État s'est donné deux ans. Entre-temps, Bouygues lui cède ses droits de vote au conseil d'administration, précisent Bouygues et Bercy dans des communiqués séparés. Cette prise de participation au capital se fera sous forme d'options d'achat des actions valable 20 mois. Reste à déterminer le prix. C'est le principal point de blocage, l'Etat souhaitant racheter au cours de la bourse, soit 28 euros par action pour un total d'1,7 milliard d'euros. De son côté, Bouygues valorise sa participation à 35 euros par action, soit 2,08 milliards. L'État se réserve la possibilité d'acquérir ses 20% sur le marché, sans passer par Bouygues.

Dimanche soir, Arnaud Montebourg s'est félicité d'avoir "gagné la bataille industrielle de  l'alliance plutôt que le rachat, dévoration, absorption, que craignaient à la fois le gouvernement, beaucoup de Français, mais aussi les syndicats de salariés". Et d'évoquer "une alliance de long terme" dans laquelle les intérêts de l'État "sont préservés". Si les contribuables ne seront pas mis à contribution, comme le promet le ministre, les quelque deux milliards d'euros à payer pour entrer au capital devront être trouvés ailleurs. "Nous allons vendre certaines participations pour investir dans Alstom", a-t-il dit, sans plus de précisions.


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