Air France veut quitter l'aéroport d'Orly, les syndicats appellent à la grève mardi contre le projet

par A. LG avec AFP
Publié le 24 novembre 2023 à 9h35

Source : JT 20h WE

Plusieurs syndicats d'Air France appellent à la grève le 28 novembre prochain.
Ils entendent protester contre la décision de la compagnie aérienne de quitter l'aéroport de Paris-Orly.
Pour l'heure, les conséquences du mouvement sur les vols ne sont pas connues.

"L'idée n'est pas d'empêcher les clients de prendre l'avion". Plusieurs syndicats d'Air France appellent à la grève mardi 28 novembre pour protester contre la décision de la compagnie aérienne de largement quitter l'aéroport de Paris-Orly. "On va tout faire pour" que la mobilisation soit importante, a indiqué le secrétaire général de la CFDT (deuxième organisation syndicale), Christophe Dewatine, soulignant l'"opposition à ce projet" de "disparition de la marque Air France de la plateforme" d'Orly.

Comme la CFDT, FO a appelé à cesser le travail et à manifester mardi à 10H à Orly. Le premier syndicat représentatif de la société, a défendu dans un tract "la nécessaire riposte à l'affaiblissement sans précédent de notre réseau" intérieur et jugé que "de lourdes conséquences sociales sont en jeu".

"Lourd tribut"

"La direction souhaite que 600 de ses salariés de sa base sud aillent travailler sur l'aéroport de Roissy. Ce sont non seulement nos collègues, mais aussi des familles entières, qui vont payer un lourd tribut à ce projet", a critiqué pour sa part l'UNSA Aérien (troisième syndicat), appelant, elle aussi, à la grève. Même exhortation à la CGT (cinquième organisation), qui a décrié un projet "synonyme de casse sociale pour un gain économique risible". Comme d'autres syndicats, elle souhaite que les salariés d'Air France puissent gérer les mouvements des avions de la "low-cost" du groupe, Transavia, qui va reprendre une partie des fréquences au départ d'Orly vers Marseille, Nice et Toulouse.

La CFE-CGC-UNAC, quatrième syndicat, a expliqué à l'AFP s'associer à la mobilisation "mais pas au mouvement de grève à ce stade", exigeant néanmoins des mesures d'accompagnement "à la hauteur de l'enjeu".

"Trop tôt pour connaître l'impact de ce mouvement"

Pour rappel, la compagnie a annoncé le 18 octobre prévoir de regrouper en 2026 la desserte des destinations intérieures à Paris-Charles-de-Gaulle (CDG), conduisant à la suppression de six lignes à Orly où seules subsisteront les liaisons vers la Corse. Elle a invoqué une "chute structurelle de la demande" pour le court-courrier due notamment au développement des visioconférences et à la réduction des déplacements professionnels.

Sur le fond, Air France a souligné qu'"un accord de méthode a(vait) été signé avec les organisations représentatives de l'Etablissement personnel au sol (CFDT, CFE-CGC et FO), le mardi 14 novembre, contractualisant l'ouverture de négociations et confirmant l'engagement de la compagnie à accompagner au mieux l'ensemble des salariés concernés par cette évolution". 

La compagnie a chiffré à 430 le nombre d'employés au sol et 170 de la maintenance concernés à Orly, ainsi qu'une centaine en région, et s'est engagée à éviter les départs contraints. Jeudi, la direction a estimé qu'il était "trop tôt pour connaître l'impact de ce mouvement sur les opérations" et promis qu'elle "mettra(it) tout en œuvre pour acheminer l'ensemble de ses clients".


A. LG avec AFP

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